Accueil > Archives > Le blog > Anderlecht - revue de web > BX1 - #Anderlecht
Pages "taguées" Anderlecht sur BX1, télé régionale bruxelloise francophone
Articles
-
Quatorze arrestations lors d’une vaste opération contre le trafic de drogue à Bruxelles
30 juin, par Gilles Joinau
Les groupes PS et Ecolo, ainsi que la conseillère communale indépendante Malika Mhadi, proposeront mardi soir au conseil communal de Saint-Josse la création d’une commission permanente chargée du suivi des finances communales. Cette instance, réunie tous les trois mois, viserait à renforcer le contrôle démocratique alors que la commune fait l’objet d’une procédure de tutelle coercitive engagée par le gouvernement bruxellois.
Pour Philippe Boïketé (PS), le contrôle exercé par la Région ne dispense pas le conseil communal de remplir sa mission. “Le contrôle de la tutelle est une chose, mais nous, conseillers communaux, n’avons aucune vision de la situation. Leur travail n’enlève en rien au conseil communal sa mission de contrôler le collège. Et puis la tutelle n’aura pas forcément la même approche que nous, élus locaux”, a-t-il expliqué à Belga.
La proposition est cosignée par Ahmed Mouhsin, chef de file Ecolo, et Malika Mhadi, ex-conseillère de la Liste du Bourgmestre devenue indépendante. “Nous voulons un suivi régulier et transparent des principaux indicateurs financiers afin d’éviter de nouvelles mauvaises surprises”, souligne Ahmed Mouhsin. “Les citoyens ont droit à des explications claires sur l’évolution des finances de leur commune”, ajoute Malika Mhadi.
Selon le texte soumis au conseil, cette commission suivrait notamment la dette à court terme, la trésorerie, les recettes non recouvrées, les dépenses de fonctionnement, les ventes de patrimoine communal et les effets sociaux des mesures d’économie. L’opposition demande aussi que le receveur communal participe à chaque réunion afin de répondre librement aux questions des élus. L’objectif est de permettre un suivi plus rapproché des principaux indicateurs financiers et d’éviter que les écarts entre budget et comptes ne soient constatés trop tard.
Déficit cumulé de 24,22 millions d’euros
Les auteurs de la proposition estiment que les comptes 2025 traduisent une dégradation de la situation par rapport à 2024, avec un déficit cumulé passé de 11,05 à 24,22 millions d’euros, malgré une amélioration apparente par rapport aux prévisions budgétaires. Ils mettent aussi en avant plus de 65 millions d’euros de recettes non recouvrées, une dette à court terme de 54,5 millions d’euros et une trésorerie qu’ils jugent fragile.
En cas de refus de la majorité, les dix conseillers de l’opposition annoncent qu’ils convoqueront eux-mêmes un conseil communal extraordinaire tous les trois mois, comme le permet la Nouvelle loi communale.
Fin mai, le gouvernement bruxellois a activé une procédure de tutelle coercitive à l’égard de Saint-Josse, invoquant un déficit de plus de 30 millions d’euros et plusieurs dysfonctionnements dans la gestion financière et administrative de la commune. Le bourgmestre Emir Kir avait contesté cette décision, la qualifiant de mesure “ni juste, ni respectueuse” de la démocratie locale. Il avait affirmé que sa commune coopérait avec la tutelle depuis plusieurs mois et contesté les chiffres avancés par la Région.
Belga – Photo : Communiqué de presse du Parquet de Bruxelles
-
“Elle fait plouf” : Marc-Jean Ghyssels charge la commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois et Georges-Louis Bouchez
30 juin, par Gilles Joinau
Marc-Jean Ghyssels était l’invité de Bonjour Bruxelles et a répondu aux questions de Fabrice Grosfilley.
La commission d’enquête poursuit ses travaux, avec une crainte qui revient régulièrement : celle de devoir boucler ses conclusions dans la précipitation. Une chose est toutefois certaine : la date du 21 juillet reste inchangée. “Oui, c’est confirmé et reconfirmé. Il s’agit d’un accord de majorité. Nous demandons donc à ceux qui posent les questions d’aller droit au but”, explique le député bruxellois, membre de la commission.
D’ici là, les parlementaires devront rédiger un rapport, qui sera ensuite voté en commission avant d’être soumis à la séance plénière. “C’est une véritable course contre la montre et les séances sont très longues”, reconnaît celui qui n’a jamais été favorable à la création de cette commission. “Ce lundi, nous avons siégé de 9 h 30 à 23 h. Si les travaux ne sont pas terminés le 21 juillet, une séance supplémentaire est éventuellement prévue le 22. En revanche, le rapport devra être adopté le 17 juillet, date de la dernière séance plénière.”
►Lire aussi | Foyer anderlechtois : le président de la SLRB S. Akremi ne s’est pas présenté mais assure qu’il viendra
Ce mardi, trois directeurs du Foyer anderlechtois seront auditionnés. “J’espère qu’ils nous apprendront quelque chose”, glisse Marc-Jean Ghyssels, visiblement sceptique. “L’audition de lundi a duré sept heures et nous n’avons pas appris grand-chose. Les mêmes questions ont été posées quinze fois et les réponses étaient toujours les mêmes. Pour l’instant, cette commission d’enquête fait un peu plouf.”
Selon l’invité, les éléments les plus marquants ont finalement émergé lors des auditions de samedi. “Une intervenante, la gestionnaire des attributions, a notamment rappelé qu’il n’y avait pas d’interventions directes du président dans les attributions. Il est très présent sur le terrain et relaie certaines décisions, mais celles-ci passent toujours par les différents organes de contrôle.”
“Georges-Louis Bouchez tire les ficelles”
Pour l’ancien bourgmestre de Forest, il existait des mécanismes bien plus simples pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il estime que certains cherchent avant tout à obtenir la tête du président du Foyer anderlechtois. “Ceux qui réclamaient le départ de Lotfi Mostefa ne voulaient même pas l’entendre en commission du Logement. Et cette commission d’enquête coûte une fortune aux contribuables bruxellois.”
L’élu socialiste en est convaincu : “Il s’agit d’une instrumentalisation politique. C’est aussi un coup politique du MR. Quand je vois qu’un Montois s’occupe des affaires bruxelloises… Il a bloqué la Région pendant près de 600 jours et il vient encore mettre son grain de sel.”
►Lire aussi | Foyer anderlechtois : de nouveaux documents seront transmis au parlement ce vendredi
Sans le nommer dans un premier temps, il vise clairement Georges-Louis Bouchez. “C’est mon sentiment, surtout au vu de ses dernières déclarations. Boris Dilliès, lui, essaie de faire respecter les accords et travaille correctement. De l’autre côté, on a Montois qui n’est pas bruxellois et qui vient se mêler de ce qui ne le regarde pas.”
Marc-Jean Ghyssels maintient enfin sa position de départ : “Je l’ai dit dès le début, cette commission ne sert à rien. Elle court-circuite le travail de la justice. Nous aurions très bien pu travailler avec la commission du Logement ou mettre sur pied une commission spéciale.”
Avant de conclure : “On me reproche souvent mon franc-parler, mais je continuerai à dire ce que je pense. Dans cette commission, on entend toujours les mêmes choses.”
- Une interview de Marc-Jean Ghyssels par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles
-
Foyer anderlechtois : l’ex-président de la SLRB nie être intervenu dans des dossiers individuels
30 juin, par Vincent Schmitz
L’ex-président de la Société du logement de la Région bruxelloise (SLRB), Safouane Akremi, s’est défendu lundi de toute intervention tenant du favoritisme dans l’attribution de logements au Foyer anderlechtois. Le commerce dont il a été co-gérant n’a pas non plus bénéficié de faveurs particulières dans le cadre du contrat de location conclu avec le Foyer, a-t-il soutenu, argumentant qu’il n’était pas encore dans cette entreprise au moment de la négociation du bail.
Le nom de M. Akremi (Vooruit) a été évoqué dans le cadre du reportage de la VRT révélant de potentielles irrégularités commises par le président du Foyer anderlechtois Lotfi Mostefa (PS), qu’il fréquentait. Il y est aussi question de possibles interventions de sa part tenant du favoritisme dans l’attribution de logements de cette société immobilière de service public (SISP).
M. Akremi a démissionné de la présidence de la SLRB en avril 2024 après un audit la même année sur le Foyer anderlechtois. Avant son accession à la présidence de cet organisme public, M. Akremi était devenu en décembre 2022 co-gérant, à titre gratuit, de la société D Market, détenant 50% des parts. Cette société a conclu un bail commercial pour occuper un espace appartenant au Foyer anderlechtois en avril 2023. Celui qui était entretemps devenu président de la SLRB a démissionné de son mandat de gérant de D Market et restitué ses actions une semaine après la diffusion des informations de l’audit de 2024 sur le Foyer.Le 3 février dernier, il est apparu que D Market affichait une dette locative de près de 24.000 euros envers le Foyer. M. Akremi a alors remis sa démission de la présidence du conseil d’administration de la SLRB. Il occupait ce poste depuis le 31 décembre 2023. M. Akremi est également chef de groupe adjoint pour le cartel PS-Vooruit.
Entendu jusqu’à 23h00 par la commission chargée de se pencher sur de possibles irrégularités dans l’attribution de logements au sein de la SISP, il a rappelé le contexte difficile dans lequel il est arrivé à la tête de la Société du logement de la Région bruxelloise. Il a souligné que l’année 2024 était alors particulièrement complexe, alors que le contexte financier général de la Région bruxelloise était lui-même très difficile, outre l’incertitude politique qui régnait alors.
Répondant avec assurance aux questions des députés, bien que celles-ci doivent lui être parfois répétées, il a démenti toute intervention personnelle dans des dossiers individuels d’attribution de logements, ainsi que tout échange à ce propos avec Lotfi Mostefa. Il a affirmé que ses échanges avec ce dernier étaient uniquement “politiques”, comme ceux entretenus avec d’autres acteurs locaux de divers partis.
Concernant la société D Market, Safouane Akremi a rappelé qu’il ne faisait pas partie de l’entreprise au moment des démarches entreprises par son ami d’enfance et futur associé en vue de l’octroi d’un local commercial appartenant au Foyer, en septembre 2022. “C’était au square Albert (à proximité du Peterbos, où plusieurs fusillades ont eu lieu, NDLR), pas à l’avenue Louise“, plus huppée, a-t-il lancé pour contrer l’a priori d’une attribution par faveur.
M. Akremi a précisé avoir lui-même intégré la société en décembre 2022, “pour aider (s)on ancien associé – un ami d’enfance non politique – sur le plan administratif, à titre gratuit“. Le bail a été conclu en avril 2023, soit plusieurs mois avant son accession à la présidence de la SLRB en décembre 2023. Il a confirmé l’existence d’un litige au sujet d’arriérés de loyers en raison d’un accord verbal avec le directeur général du Foyer. D’après cet accord, il était prévu qu’il n’y aurait pas de loyer à payer durant la période de non-exploitation des locaux, qui devaient être remis en état. “Je conteste fermement avoir demandé de ne pas envoyer de facture de décompte des charges avant les élections. Ceci est faux. Je n’ai jamais ni transféré de message, ni demandé d’attendre que ce soit des décomptes en faveur du locataire, ou en défaveur de celui-ci“, a-t-il insisté, se référant à une autre accusation véhiculée à son propos.
Belga
-
Anderlecht : des douilles découvertes après des coups de feu à Saint-Guidon
29 juin, par Julien Cambier
La police a ouvert une enquête après des coups de feu signalés dans la nuit de dimanche à lundi au Cours Saint-Guidon à Anderlecht, a indiqué lundi la zone de police Bruxelles-Midi (Anderlecht/Saint-GiIles/Forest).
Les services de police ont été appelés vers 01h30 pour des détonations. À leur arrivée sur place, les agents ont découvert deux douilles, mais n’ont trouvé ni victime, ni suspect. Aucun autre élément n’a été communiqué à ce stade concernant les circonstances des faits ou un éventuel mobile. Les constatations d’usage ont été effectuées sur place.
L’enquête est en cours afin de déterminer le déroulement exact des faits et d’identifier le ou les auteurs.
►Lire aussi | Deux personnes se présentent à la police après des coups de feu à Anderlecht
Belga
-
“Un cas extrêmement marginal” : l’intercommunale s’explique après le dépôt clandestin d’un véhicule floqué Sibelga
29 juin, par Gilles Joinau
Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux samedi soir ont suscité l’émoi dans le quartier de la rue Prévinaire, à Anderlecht. On y voit deux individus en train de décharger une camionnette portant le logo de Sibelga, avant de déposer une cinquantaine de sacs de gravats sur le trottoir, à proximité de bulles à verre.
La vidéo, filmée par une habitante du quartier, a rapidement circulé en ligne et alerté les autorités communales. Une enquête a été ouverte et un procès-verbal a été dressé par la police.
Contactée par BX1, Sibelga affirme qu’il ne s’agit pas d’un acte récent imputable à ses activités actuelles, mais d’un cas ancien remontant à 2023, impliquant un véhicule initialement déclaré en perte totale. Selon Serena Galeone, porte-parole de l’entreprise, la procédure habituelle dans ce type de situation consiste à revendre le véhicule via un expert-courtier afin qu’il soit envoyé à la casse et démonté.
La porte-parole précise toutefois qu’un dysfonctionnement serait intervenu dans ce dossier : “Il s’agit d’un cas isolé qui s’est produit en 2023 concernant un véhicule déclaré en perte totale. La procédure habituelle dans ce type de situation consiste à revendre le véhicule via un expert-courtier, afin qu’il soit envoyé à la casse, désossé et revendu en pièces détachées.”
Elle ajoute que le véhicule n’aurait pas été correctement retiré des registres de l’entreprise : “Dans ce dossier précis, le véhicule aurait toutefois été réparé par un garage alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Il n’aurait pas été défloqué, une étape administrative pourtant essentielle lorsqu’un véhicule quitte le parc de l’entreprise.”
Des procédures renforcées depuis l’incident
Sibelga assure avoir revu ses processus internes à la suite de cet épisode. “À la suite de cet incident, Sibelga a revu ses procédures internes. Désormais, tout véhicule sortant de l’entreprise doit obligatoirement être défloqué. Il s’agirait d’un cas extrêmement marginal, représentant environ 0,1 % des sorties de flotte, qui serait passé entre les mailles du filet.”
Selon l’entreprise, le véhicule aurait ensuite changé de propriétaire après une disparition de la circulation, avant de réapparaître récemment dans des circonstances encore à clarifier.
Face à la diffusion des images, Sibelga a annoncé avoir déposé plainte pour atteinte à son image. La commune d’Anderlecht et l’entreprise envisagent également de se constituer partie civile. “C’est tolérance zéro”, a confirmé Achille Vandyck, l’échevin en charge. “Tous les éléments ont été donnés à la police et nous aurons accès au dossier au moment venu. La commune lutte depuis longtemps contre ce type de phénomène. Par m3, l’amende est de 2500 euros. A vue d’oeil, il y a au moins 8 m3. L’amende est même doublée en cas de récidive.”
La police a de son côté dressé procès-verbal. L’auteur des dépôts sauvages encourt une amende pouvant aller de 20.000 à 25.000 euros, selon les barèmes communaux, et des poursuites judiciaires restent possibles.
Rédaction