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Une taxe communale “anti fast-food” à Anderlecht : “Elle est discriminatoire et mal ciblée”
5 mars, par Camille Gnonsian
Les représentants du secteur de la restauration rapide s’opposent à une nouvelle taxe instaurée par la commune d’Anderlecht. Un recours devant le Conseil d’Etat a été introduit. Quant aux commerçants rencontrés sur place, ils doutent de l’efficacité de la mesure.
■ Reportage de Léa Dubuc et Romain Vandenheuvel
La nouvelle taxe qui vise les établissements de restauration rapide à Anderlecht suscite l’opposition du secteur. La commune a décidé de taxer toute nouvelle enseigne de restauration rapide à 12 000 euros lors de son ouverture. Ce montant sera ensuite indexé de 3 % par an jusqu’à la fin de la législature, en 2031. Les friteries et snacks sont soumis à une taxe moins élevée, fixée à 7 000 euros.
Pour la fédération du commerce et des services Comeos, qui a introduit un recours devant le Conseil d’Etat, la mesure est discriminatoire : “C’est une taxe mal ciblée parce qu’on pense viser des grandes enseignes internationales, mais en fait on cible des franchisés locaux. Par ailleurs, il n’y aura pas d’impact sur la santé. C’est surtout un modèle économique qui est ciblé et une façon de remplir rapidement les caisses de la commune”
► Lire aussi | A Bruxelles, 1 établissement Horeca sur 8 est un fast-food
De son côté, la commune rejette toute accusation de manœuvre budgétaire. Selon elle, la taxe vise surtout à limiter l’implantation de fast-foods à proximité des écoles. “Pour les jeunes de 15 à 17 ans, c’est la facilité. Ils n’ont parfois pas envie de prendre leur boîte à tartines pour aller chercher un snack”, explique Halina Benmrha (MR), échevine en charge du développement économique.
Des commerçants sceptiques
Sur le terrain, certains restaurateurs doutent de l’efficacité de la mesure. “S’ils veulent éviter les conséquences de la malbouffe, il faudrait diminuer le nombre de calories dans les burgers ou utiliser des ingrédients plus sains. Mais nous faire payer plus ne changera rien”, nous confie un vendeur de durum.
Anderlecht n’est pas la première commune bruxelloise à mettre en place ce type de taxe. À Auderghem, une taxe similaire existe déjà pour les nouvelles implantations de fast-foods. Elle s’élève à 10 000 euros à l’ouverture, puis 12 000 euros par an. Le montant est doublé si l’établissement est situé à moins de 100 mètres d’une école.
► Reportage | Auderghem s’attaque aux grandes chaînes de fast food, en particulier près des écoles
BX1 – Photo : Belga
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Anderlecht présente un budget 2026 à l’équilibre
2 mars, par Gilles Joinau
La majorité communale d’Anderlecht soumettra son budget 2026 au conseil communal réuni ce jeudi 5 mars. Selon les autorités locales, l’exercice sera à l’équilibre, conformément au plan financier triennal 2025-2027 approuvé en novembre dernier.
Deuxième commune la plus peuplée de la Région bruxelloise, Anderlecht fait valoir un contexte socio-économique contraint et des besoins importants en matière de sécurité, de prévention et de cohésion sociale. La commune estime que ses capacités financières restent limitées au regard des dépenses sociales à assumer et plaide pour une implication accrue des autres niveaux de pouvoir dans le financement de ses missions locales.
Maîtrise des dépenses et nouvelles recettes
Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité du plan triennal établi fin 2025. L’exécutif communal met en avant un travail de maîtrise des dépenses, notamment en ce qui concerne les coûts liés au personnel. Les objectifs d’économie fixés pour 2026 devraient être atteints.
Parallèlement, des marges budgétaires ont été dégagées pour l’engagement de quatre chargés de projet. Leur mission portera sur le suivi de projets administratifs, l’amélioration des processus internes ainsi que le renforcement de la perception des recettes, notamment en matière de lutte contre les logements surnuméraires, les commerces illégaux ou les infractions liées à la propreté.
L’échevine des Finances, Bieke Comer, souligne la nécessité de “maîtriser les dépenses et augmenter les recettes” afin de maintenir l’équilibre budgétaire sans réduire les services de proximité.
Contribution du CPAS et fiscalité ciblée
Le CPAS d’Anderlecht participe aussi à l’effort d’économies, tout en conservant, selon la commune, les moyens nécessaires pour accueillir les personnes exclues du chômage et améliorer les délais de traitement des dossiers.
Sur le plan fiscal, la majorité annonce l’introduction de nouvelles taxes visant certaines activités commerciales, notamment les bars à chicha, les établissements de transfert d’argent, les grandes enseignes de restauration rapide et la location de logements meublés. En revanche, les taux du précompte immobilier et de l’impôt des personnes physiques (IPP) restent inchangés.
Le bourgmestre Fabrice Cumps indique que la commune entend préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en se dotant de moyens supplémentaires pour faire respecter les règles en matière de propreté et d’urbanisme.
Investissements maintenus
Les investissements prévus dans le plan triennal sont confirmés pour 2026. La commune annonce 1,2 million d’euros pour la réfection des voiries et 850.000 euros pour les trottoirs.
Les budgets consacrés à la jeunesse, aux seniors, au sport, à la vie associative et à l’enseignement communal sont maintenus. Des crédits supplémentaires sont prévus pour l’achat de mobilier lié à l’ouverture d’une nouvelle école néerlandophone. Certains projets reportés en raison de l’adoption tardive du budget 2025, dont la rénovation de terrains de football, sont également repris dans l’exercice 2026.
Le vote du conseil communal déterminera l’adoption définitive de ce budget présenté comme équilibré par la majorité.
Rédaction
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Explosion à Anderlecht : un immeuble à appartements temporairement inhabitable, aucun blessé
28 février, par Maxime Dieu
Un immeuble à appartements de deux étages situé à Anderlecht est temporairement inhabitable à la suite d’une explosion survenue vendredi soir, indiquent les pompiers de Bruxelles samedi.
Les habitants de l’immeuble, où se trouvait une ancienne pompe à essence, s’en sont sortis indemnes, mais le bâtiment a subi des dégâts conséquents.
Les pompiers sont intervenus vendredi soir aux alentours de 20h00 après une explosion dans le bâtiment, situé dans la rue Dr Huet à Anderlecht. À leur arrivée, les onze occupants du bâtiment ont été examinés, et aucun blessé n’a été signalé.
L’explosion s’est produite dans le sous-sol du bâtiment, précise le porte-parole des pompiers bruxellois, Walter Derieuw. L’origine de l’incident n’est pas encore connue. Il est possible que les anciennes citernes ou anciens réservoirs de stockage de la station-service aient pris feu. “Il s’agit peut-être d’une accumulation de gaz combustibles provenant des citernes, qui ont pris feu accidentellement“, précise M. Derieuw.
L’enquête est en cours. Dans tous les cas, il est certain que l’origine de l’incendie est accidentelle. “Aucun tiers n’est impliqué“, note le porte-parole.
Le bâtiment est temporairement inhabitable en raison des dégâts et des fissures. Des dégâts sont également visibles sur le trottoir.
Belga – Photo : Siamu Bruxelles
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Anderlecht : après 70 ans d’oubli, la rue Van Soust s’apprête à changer de visage
27 février, par Web
La rue Van Soust, qui traverse Anderlecht, Molenbeek et touche même Dilbeek, a longtemps été invisible sur la carte des priorités urbaines. Abandonnée depuis près de 70 ans, elle porte encore les traces d’un temps où les trottoirs et la chaussée n’étaient qu’un souvenir, et où les nids-de-poule dictaient la circulation. Pour beaucoup de riverains, cette rue est restée « la rue des oubliés », un symbole de négligence dans un quartier pourtant animé.
La situation s’explique en partie par la complexité administrative : bien que la rue soit majoritairement sur Anderlecht, elle touche deux autres communes, ce qui a souvent ralenti les initiatives pour la remettre en état. Mais désormais, les choses avancent. Les études de faisabilité et les démarches administratives sont terminées, et un entrepreneur devrait être désigné dès mars pour lancer les travaux.
La cheffe de cabinet de l’échevin des travaux publics d’Anderlecht détaille les ambitions du projet : “La rue Van Soust va devenir une rue résidentielle avec un caractère paysager, pour améliorer l’espace public. Des chicanes seront implantées tout le long pour assurer la sécurité et permettre une circulation sécurisée pour tous.” Le budget est déjà bouclé, combinant fonds communaux et régionaux, précise la cheffe de cabinet: “Pour tous les travaux prévus, nous avons une enveloppe d’environ 700.000 euros, avec une participation de 600.000 euros de Bruxelles Mobilité pour améliorer la tranquillité et la mobilité sur la rue. Les travaux seront phasés pour que toute la rue ne soit pas fermée en même temps, avec des informations régulières aux habitants des trois communes.“
Le chantier prévoit une refonte complète de la rue, avec trottoirs, revêtements neufs, aménagements paysagers et dispositifs de sécurité. L’objectif est de rendre la rue plus fonctionnelle, mieux structurée, tout en intégrant des solutions pour le drainage et la circulation.
Azad Yagirian
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Soupçons de corruption au Foyer Anderlechtois : une plainte pénale déposée
25 février, par Emma Druelles
Le Foyer Anderlechtois a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte pénale visant une ancienne collaboratrice, à la suite d’une enquête interne déclenchée par un courriel anonyme reçu le 18 décembre dernier.
La démarche initiée par le président du Foyer, Lotfi Mostefa, vise à faire toute la lumière sur des allégations de corruption dans l’attribution de logements sociaux.
Selon le Foyer Anderlechtois, qui gère quelque 3.800 logements et occupe 142 travailleurs, la personne concernée est une ex-secrétaire du président, visée, comme le président, dans une lettre anonyme les accusant de faits de corruption liés à l’attribution de logements sociaux.Le président du Foyer, Lotfi Mostefa, a immédiatement déposé une plainte pour calomnie et a demandé aux services de l’institution de vérifier les faits allégués dans ce courriel anonyme.
En date du 27 janvier 2026, la presse a fait état de l’ouverture par le parquet d’une information judiciaire sur la base des dénonciations anonymes, plaçant le Foyer Anderlechtois au centre de l’attention médiatique.
Selon le Foyer, les vérifications internes effectuées ont mis en évidence que l’ancienne collaboratrice aurait exercé une influence pour favoriser l’une de ses connaissances dans le cadre d’une procédure d’octroi d’une adresse de référence au CPAS.“Dans ce contexte, et en raison d’une rupture de confiance, le président a pris la décision de mettre fin au contrat de travail de l’ancienne collaboratrice en date du 2 février 2026, tout en demandant à ses services de poursuivre les vérifications internes”, ressort-il du communiqué.
À l’occasion de ces démarches, plusieurs locataires et candidats locataires ont témoigné de comportements susceptibles de constituer des faits illégaux dans le chef de l’ancienne collaboratrice, notamment une intervention indue dans le traitement de certains dossiers en échange d’avantages.
“Ces éléments ont conduit Lotfi Mostefa à mandater un avocat pour déposer une plainte pénale au nom du Foyer contre l’ancienne collaboratrice, pour permettre aux autorités judiciaires de faire la lumière sur ces allégations”.Le Foyer se constitue ainsi en victime potentielle de pratiques contraires à ses missions et à ses obligations en matière d’égalité de traitement des candidats au logement social.
Cette Société Immobilière de Service Public a rappelé qu’elle était engagée depuis 2020, dans un processus de remise en ordre et de redéploiement de son offre de logements sociaux à Anderlecht, sous la présidence de Lotfi Mostefa, portant ainsi “plus du tiers de l’effort de création de nouveaux logements sociaux en Région bruxelloise”.Dans ce cadre, Lotfi Mostefa rappelle que tout signalement, même anonyme, fait l’objet d’une analyse rigoureuse et que, “lorsque des éléments sérieux apparaissent, des mesures internes sont prises et la justice est saisie si nécessaire”.
“Je n’accepterai jamais que quelques pommes pourries abîment le travail extraordinaire qui est fait par tous les autres. Si les faits sont avérés ou si d’autres personnes sont en cause, je serai impitoyable”, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué du Foyer.Le Foyer Anderlechtois a par ailleurs fait état de l’envoi, depuis début janvier, d’autres courriels anonymes signés “le corbeau” au parquet, à la presse et à plusieurs responsables politiques, multipliant les accusations.
À chaque réception de courriel, le président du Foyer Anderlechtois a demandé à ses services de vérifier les affirmations relayées par “le corbeau”. Ces vérifications ont, jusqu’à présent, permis d’établir le caractère erroné ou infondé des accusations formulées, comme celle selon laquelle le président serait intervenu pour obtenir un logement pour une prétendue influenceuse anderlechtoise qui s’avère être une chanteuse connue résidant au Maroc.Après la plainte personnelle déposée par le président, le Foyer Anderlechtois a décidé, en tant qu’institution, de déposer à son tour une plainte pour calomnie et diffamation contre X.
Belga