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Anderlecht : la société des élus MR Achille Vandyck et Marcela Gori a hébergé nombre de sociétés radiées et fantômes
25 juin, par Julien Cambier
La société de prestations de services aux entreprises M.A. appartenant à l’échevin anderlechtois et vice-président du MR local, Achille Vandyck (MR) et à la nouvelle présidente du Foyer anderlechtois Marcela Gori (MR) a hébergé 108 sociétés dont l’adresse a été radiée, et 45 sociétés coquilles vides, liquidées ou mises en faillite, ces dernières années.
Pour plusieurs d’entre elles, ces actes remontent aux dernières semaines, écrit l’Echo dans son édition de jeudi. Le quotidien fonde cette information l’enquête qu’il a menée sur des données ouvertes de la Banque carrefour des entreprises (BCE).
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Sur les 560 entreprises domiciliées au 24 chaussée de Mons, à Leeuw-Saint-Pierre, 108 ont vu leur adresse être “radiée d’office”, selon la Banque Carrefour, entre mars 2023 et mai 2026, parfois seulement deux mois à peine après leur domiciliation. Nombre d’entre elles n’ont jamais déposé de comptes annuels. Parmi les 108 sociétés radiées, 26 ont délégué leurs formalités administratives à M.A. Solution.
“À noter encore: en plus des 560 sociétés domiciliées au 24 chaussée de Mons, 34 autres ont été déclarées en liquidation judiciaire, la plupart durant les 12 derniers mois, et huit lors du simple mois de mai 2026. Onze autres sociétés domiciliées au même endroit ont été déclarées en faillite ou sont en cours; la dernière ouverture de faillite a été menée le 9 juin dernier“, ajoute le quotidien.
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Les adresses où se multiplient les liquidations “sont un vrai indice de fraude“, considèrent plusieurs décideurs du monde de la lutte antiblanchiment, cités par le quotidien, et qui ont requis l’anonymat. L’Echo indique que les sociétés “coquilles vides” ou “sociétés fantômes” sont les “véhicules favoris des organisations criminelles, dans le but de blanchir leurs avoirs“.
Dans une réaction communiquée par écrit ce jeudi après-midi, Marcela Gori indique qu’un droit de réponse a été envoyé au journal l’Écho. Elle indique notamment que c’est le business center qui a demandé la radiation des sociétés concernées et que la présentation de ces radiations comme un indice de fraude est “particulièrement réductrice“.
La rédaction avec Belga
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Tribunal correctionnel de Bruxelles : le dossier Peterbos est remis au 1er septembre
25 juin, par Bryan Mommart
Pris une première fois à l’audience jeudi par le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles, le dossier du Peterbos a été renvoyé au 1er septembre (à 14h00) pour une seconde audience d’introduction.
L’affaire concerne du trafic de stupéfiants mené en organisation criminelle depuis le quartier du Peterbos, à Anderlecht. Ce report s’explique notamment par le fait que deux inculpés ont interjeté appel de leur ordonnance de renvoi en correctionnelle. Leur situation devrait être clarifiée d’ici le début septembre.
Une dizaine de prévenus (dont certains détenus, soit pour cette cause-ci, soit pour une autre) étaient présents jeudi matin devant les juges correctionnels pour ce premier état des lieux en vue de leur procès.
Le tribunal espère encore ouvrir les débats pour la mi-octobre, a indiqué la présidente de la chambre correctionnelle jeudi.
Belga
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Canicule : les jeunes bravent l’interdit en se baignant dans le canal
24 juin, par Julien Cambier
Contrairement à de nombreuses villes européennes, Bruxelles ne dispose toujours pas d’un espace extérieur gratuit pour se rafraîchir. À Anderlecht, plusieurs jeunes bravent l’interdit pour aller se baigner dans le canal. La volonté politique de créer un tel espace pour les Bruxellois est bien là, mais il faudrait avant tout sécuriser l’endroit. Des tests pourraient être réalisés prochainement.
■Reportage de Marine Hubert, Marjorie Fellinger et Hugo Moriamé
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Foyer anderlechtois : le président de la SLRB S. Akremi ne s’est pas présenté mais assure qu’il viendra
24 juin, par Julien Cambier
Le président de la SLRB, Safouane Akremi, ne s’est pas présenté jeudi matin à la commission d’enquête sur les irrégularités au Foyer anderlechtois. Il n’a cependant pas refusé d’être auditionné, mais a sollicité la possibilité de l’être à un autre moment pour des raisons d’agenda, a-t-on indiqué mercredi à la présidence du Parlement bruxellois.
À même source, on précise qu’il s’est dit disponible dans un délai rapproché. La saisine des autorités judiciaires pour l’entendre ne sera donc pas activée. Le nom de M. Akremi (vooruit) a été évoqué dans le cadre du reportage de la VRT révélant de potentielles irrégularités commises par le président du Foyer anderlechtois qu’il fréquentait régulièrement. M. Akremi a démissionné de la présidence de la SLRB en avril 2024 après des informations remontées à la surface dans le cadre de l’audit 2024 sur le Foyer anderlechtois.
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Selon celles-ci, avant son accession à la présidence de la SLRB, M. Akremi était devenu, en décembre 2022, co-gérant, à titre gratuit, détenant 50% des parts de la société D Market. Cette société a conclu un bail commercial pour occuper un espace appartenant au Foyer anderlechtois en avril 2023.
Celui qui était entretemps devenu président de la SLRB a démissionné de son mandat de gérant de D Market et restitué ses actions une semaine après la diffusion des informations de l’audit.
Le 3 février dernier, il est apparu que D Market avait une dette locative de près de 24.000 euros envers le Foyer. M. Akremi a alors remis sa démission de la présidence du CA de la SLRB.
Les demandes de report d’auditions concernent aussi d’autres témoins dont l’assistante du président du Foyer anderlechtois.Cette situation, dans le contexte d’une décision par 37 oui et 47 abstentions de finir les travaux à tout prix avant le 21 juillet, n’a pas manqué de susciter de nouveaux échanges vifs en début de séance plénière.
Certains dans l’opposition, qui enragent contre le rythme effréné des travaux, n’ont guère apprécié que ces changements liés à des disponibilités de témoins aient été imposées sans réunion du bureau de la commission habilité à faire des propositions à ce sujet, ni vote en commission.
La présidence de la commission est assise entre deux chaises en raison de ces changements liés à des questions de disponibilités de témoins car d’une part, elle est tenue de faire avancer les travaux, et d’autre part, les changements de dernière minute ne concernent que “des incompatibilités de calendrier et non des changements à la liste de personnes à auditionner”.
Parmi les invités du jour, les commissaires ont longuement entendu le vice-président et ‘administrateur-délégué de la Société du Logement de la Région bruxelloise, Raphaël Jehotte.
Sous ce dernier statut, celui-ci a pris part, depuis 2020 et jusqu’en décembre dernier, moment de sa mise à l’écart forcée pour raison de santé, aux réunions du comité de direction, organe qui apporte, selon lui, un soutien à l’opérationnel mais s’inscrit dans une logique stratégique.►Lire aussi | Fabrice Cumps sur la présidence du Foyer anderlechtois: “C’est un gros imbroglio !”
M. Jehotte s’est présenté à la commission alors qu’il est toujours en repos médical forcé. Il a dit avoir donné suite à une demande en ce sens notamment pour éviter d’avoir à le faire sur réquisition judiciaire.
Au lendemain de celle du directeur général et de la directrice générale adjointe de la SLRB, son audition n’a pas fourni d’élément neuf quant aux faits révélés par l’émission Pano de la VRT qu’il n’a pas (encore) regardée en raison de son état de santé.
Toujours selon ses propos, cet ex-sherpa socialiste durant les longs mois de négociations pour former un gouvernement bruxellois n’a pas non plus écouté les nombreuses auditions organisées au pas de charge depuis le 15 juin dernier, hormis, partiellement, celle de la direction générale de la SLRB, lundi et mardi.
L’administrateur-délégué a assuré ne jamais avoir été impliqué dans des attributions de logement, Le seul cas qui peut le lier aux attributions, c’est en cas de recours au comité de direction. Mais le recours est instruit par les équipes de l’opérationnel. Son rôle se limitait à une validation ou à une non validation, a-t-il contextualisé. Ses contacts avec le président du Foyer anderlechtois étaient quant à eux “épisodiques et en lien avec l’audit“.
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M. Jehotte a ajouté que sa connaissance de la situation au Foyer anderlechtois et de son évolution lui était remontée dans le cadre de l’audit. Il a encore dit ne jamais avoir reçu personnellement de signalements de plaintes. “Mon niveau d’intervention n’arrive que quand plusieurs choses ont déjà été accomplies“.
Comme avec l’administrateur-délégué, les commissaires ont eu avec deux administrateurs de la SLRB, MM. Erdem Resne et Simon Willocq, de longs échanges sur les questions relatives au contrôle du travail des SISP et des attributions, ainsi que sur les moyens de l’améliorer le cas échéant. Ceux-ci ont notamment souligné qu’il y avait énormément de filtres avant qu’un problème remonte au CA.
Belga
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De fortes odeurs à Anderlecht : le propriétaire de l’entrepôt incendié mis en demeure de nettoyer le site
24 juin, par Julien Cambier
Le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps (PS), a mis en demeure mercredi le propriétaire de l’entrepôt de la rue Jakob Smits, ravagé par un incendie mortel le 6 juin, de procéder au nettoyage du site dans les plus brefs délais, a indiqué la commune.
Depuis plusieurs jours, des riverains se plaignent d’importantes nuisances olfactives émanant du bâtiment sinistré. Selon les autorités communales, ces odeurs contraignent certains habitants à garder leurs fenêtres fermées malgré les fortes chaleurs.
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La commune attendait la libération du site par les autorités judiciaires avant de pouvoir intervenir. L’autorisation d’accès a été accordée après que la Police judiciaire fédérale a levé les scellés mardi en fin de journée. Une inspection des lieux par les services communaux d’hygiène devait avoir lieu mercredi afin d’établir un rapport technique.
À la suite de cette libération, le bourgmestre a adressé mercredi matin une mise en demeure au propriétaire. Celui-ci doit transmettre, dans les trois jours suivant la réception du courrier, un calendrier détaillant les opérations de nettoyage et les travaux de remise en état envisagés. Il dispose également d’un délai de huit jours pour prendre les mesures nécessaires afin de faire cesser les nuisances olfactives persistantes aux abords du site.
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L’incendie s’était déclaré le 6 juin dans un entrepôt situé rue Jakob Smits. Quatre personnes avaient perdu la vie dans le sinistre. Selon les premiers éléments communiqués la semaine dernière par le ministère public de Bruxelles, le feu serait probablement d’origine accidentelle, même si des investigations complémentaires sont toujours en cours. La commune affirme mettre tout en œuvre, dans le respect du cadre légal, pour permettre aux habitants du quartier de retrouver des conditions de vie acceptables le plus rapidement possible.
Belga