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Une clinique intégrée de la mémoire pour mieux diagnostiquer Alzheimer à Bruxelles
10 mars, par Remy Rucquoi
Face à l’augmentation du nombre de personnes atteintes de troubles cognitifs et à l’arrivée de nouvelles approches thérapeutiques, l’H.U.B – Hôpital Erasme lance une nouvelle structure dédiée à la maladie d’Alzheimer. Baptisée Clinique intégrée de la mémoire (CIMe), elle vise à améliorer le diagnostic précoce, à personnaliser la prise en charge des patients et à soutenir la recherche.
Cette clinique regroupe en un seul lieu plusieurs compétences : un diagnostic spécialisé, l’utilisation de technologies de pointe, la participation à des recherches cliniques ainsi que l’accompagnement des patients et de leurs proches. L’objectif est de mieux comprendre la maladie et d’intervenir plus tôt dans son évolution.
En Belgique, environ 200 000 personnes vivent actuellement avec une forme de démence. La maladie d’Alzheimer représente près de 70 % des cas. Depuis 2019, la démence est par ailleurs devenue la première cause de mortalité dans le pays. Avec le vieillissement de la population, le nombre de patients pourrait encore doubler d’ici 2050.
Dans ce contexte, la Clinique intégrée de la mémoire entend développer une approche innovante combinant diagnostic, technologies avancées et recherche clinique. Parmi les projets menés au sein de la clinique figure notamment le projet REMEMBER. Celui-ci vise à identifier les signes précoces de la maladie et à développer de nouvelles approches thérapeutiques. Les chercheurs s’intéressent notamment au rôle du sommeil dans l’apparition et l’évolution de la maladie d’Alzheimer.
- Reportage d’Anaïs Corbin
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Incendie au septième étage d’un immeuble à Anderlecht : trois personnes transportées à l’hôpital
9 mars, par Maxime Dieu
Trois personnes ont été transportées à l’hôpital lundi après-midi après avoir été incommodées par des fumées lors d’un incendie dans un immeuble à appartements d’Anderlecht, indiquent les pompiers de Bruxelles. Le logement touché est devenu inhabitable.
Les secours sont intervenus vers 16h00 pour un feu dans un immeuble de dix étages situé place Albert Ier, à Anderlecht. À leur arrivée, l’incendie était en cours dans un appartement au septième étage.
“Il s’agissait d’un sèche-linge qui a pris feu“, précise le porte-parole des pompiers de Bruxelles, Walter Derieuw. “L’occupante de l’appartement et deux personnes qui ont tenté d’éteindre l’incendie ont été incommodées par les fumées. Elles ont été transportées à l’hôpital pour y recevoir des soins.”
Les pompiers ont ensuite rapidement maîtrisé le sinistre, mais l’appartement concerné est inhabitable. Les autres logements ont été rouverts après ventilation et contrôle de la présence éventuelle de monoxyde de carbone.
Les pompiers rappellent qu’il est important, lors de l’utilisation d’un sèche-linge, de lire et de respecter le mode d’emploi, de nettoyer régulièrement les filtres et de ne pas surcharger l’appareil. Ils recommandent aussi de laisser suffisamment d’espace autour de l’équipement, de ne rien poser dessus, de l’installer dans un local équipé d’un détecteur de fumée et de ne jamais le faire fonctionner sans présence sur place.
Belga – Photo : Siamu Bruxelles
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Une famille va devoir quitter sa maison après 22 ans pour un projet communal : “Je ne veux pas de leur argent”
9 mars, par Victor Dethier
À Anderlecht, deux maisons – dont une abritant une famille – vont fait l’objet d’une expropriation en raison d’un projet de revitalisation du quartier Bizet. Les propriétaires concernés jugent les compensations financières proposées par la commune insuffisantes. De son côté, la commune justifie un “projet d’utilité publique” et assure chercher des solutions.
Le conseil anderlechtois a acté ce jeudi soir, lors d’un vote à huis clos, l’expropriation de deux propriétés dans le cadre du projet de Contrat de Quartier Durable Bizet. Subventionné par la Région, ce projet a pour objectif de revitaliser le quartier. Il prévoit la construction d’une crèche, une maison sociale et de quartier, des logements destinés à l’accueil de femmes victimes de violences intrafamiliales, une salle de sport polyvalente ainsi qu’un nouvel espace public reliant le site à la chaîne de parcs du quartier.
Afin de permettre la réalisation de ce projet, la commune doit regrouper plusieurs parcelles situées chaussée de Mons. Si certaines appartiennent déjà à la Région bruxelloise, deux maisons restent la propriété de particuliers. “Malgré plusieurs tentatives de négociation et des estimations réalisées par le Comité d’acquisition d’immeubles régional (Cair), aucun accord n’a pu être trouvé“, explique l’échevin du Logement anderlechtois Lotfi Mostefa (PS). La commune a donc décidé de solliciter l’autorisation du gouvernement régional pour “procéder, si nécessaire, à une expropriation pour cause d’utilité publique, afin de garantir la maîtrise foncière du site et le respect du calendrier du projet, dont une partie du financement régional impose la désignation d’un entrepreneur avant juin 2027“.
Dans l’une de ces deux maisons vit Souad, son mari et ses quatre enfants. “Nous vivons dans cette maison depuis 22 ans, nous venons de terminer de payer le crédit en juin dernier. Nous avons trimé pour ce projet de vie avec nos enfants, et maintenant on veut nous le retirer“, déplore-t-elle.
Le périmètre provisoire du CQD est délimité par la chaussée de Mons, l'avenue Frans van Kalken, le boulevard Paepsem, le canal Bruxelles-Charleroi (quai de Biestebroeck et quai de Veeweyde), la rue des Loups, l'avenue Guillaume Melckmans, l'avenue Waxweiler, l'avenue de la Persévérance et l'avenue des Droits de l'Homme. Cette mère de famille, infirmière de formation, explique avoir reçu une première proposition d’indemnisation de la part de la commune – à hauteur de 258.000 euros – il y a plusieurs mois déjà. La somme a depuis été revue à la hausse et avoisine aujourd’hui les 300.000 euros, comprenant les indemnités pour dommage moral et les frais liés à la procédure. Une somme qu’elle juge insuffisante pour trouver où se reloger dans ce quartier où elle a construit sa vie avec sa famille. “Je ne veux pas de leur argent en compensation, juste une autre petite maison pour vivre tranquillement. Je ne demande pas le luxe“, explique-t-elle.
Souad dit avoir demandé aux autorités communales de lui échanger une maison ou de l’intégrer dans le projet de nouveaux logements dans le quartier. Une demande à laquelle les autorités n’ont, selon elle, toujours pas répondu pour le moment.
Une douche froide
Au-delà de la somme proposée, c’est aussi la manière dont les choses se sont déroulées avec la commune que Souad déplore. “Il y a eu une première réunion en septembre 2025 avec l’échevin du Logement Lotfi Mostefa (PS) puis une seconde en octobre avec l’échevin, le bourgmestre Fabrice Cumps (PS) et des représentants des services communaux. Lors de ces réunions, on m’a dit qu’on allait analyser ma situation et que l’on me recontacterait“, explique-t-elle.
Les semaines passent ensuite, sans nouvelle. Et début janvier, c’est la douche froide. “Alors que nous étions en pleines discussions, je reçois un courrier officiel de l’avocat de la commune m’informant de l’ouverture d’une procédure d’expropriation concernant ma maison. Seule une augmentation de 1.000 euros était proposée.” Mais une autre surprise survient la semaine dernière. “Alors que je n’ai même pas été prévenue, je constate que l’expropriation de mon logement se trouve à l’ordre du jour du conseil communal du 5 mars. J’ai vraiment eu la sensation que l’on faisait mon procès sans moi.”
Un vote sous tension
L’ambiance était d’ailleurs tendue lors de ce conseil communal. Souad qui a pu finalement s’y rendre – les séances étant publiques – n’a pu qu’observer le débat sans intervenir. L’ancienne échevine Nadia Kammachi (Ecolo), à l’origine de ce projet de quartier durable lors de la précédente législature, aujourd’hui dans l’opposition, a dit découvrir “que l’on demande au conseil communal de valider une expropriation alors qu’il n’y a toujours pas d’accord avec les propriétaires“. Elle a déploré le montant de l’indemnisation proposée par l’administration, calculé sur base d’une grille d’évaluation officielle fixée par un opérateur extérieur, “qui est bien en dessous de la valeur estimée de l’immobilier dans ce quartier“.
Au vu de l’impact de cette expropriation sur les occupants, la conseillère communale a demandé à ce que le vote soit réalisé de manière nominative. Une demande qui n’a finalement pas été suivie, le vote s’étant déroulée à huis clos. “S’ils le font à huis clos, c’est qu’ils ont quelque chose à se reprocher“, constate Souad, amère. L’échevin du Logement Lotfi Mostefa déplore de son côté une tentative “d’instrumentalisation” de ce dossier sensible de la part de l’opposition.
L’échevin reconnaît un dossier “humainement difficile”
“C’est un dossier dont nous avons hérité de la précédente législature et qui est humainement difficile“, reconnait Lotfi Mostefa. Il assure néanmoins avoir gardé un contact permanent avec les propriétaires concernés et chercher d’autres solutions, “mais des procédures et des délais doivent être respectés“, ajoute-t-il. C’est précisément ces procédures qui ont mené au vote au conseil communal ce jeudi. “Sans ce passage par le conseil communal, on risquait de perdre le subside régional“, explique l’échevin. “Après la décision du conseil communal, le gouvernement régional doit désormais prendre un arrêté d’expropriation. Ce sera ensuite à notre avocat d’introduire devant la justice de paix une requête pour exécution.”
En ce qui concerne le montant d’indemnisation proposé aux propriétaires, l’échevin rappelle qu’il est fixé par un opérateur extérieur et que la commune ne peut légalement pas le dépasser, même si elle le voulait. En revanche, dans le cadre de la requête pour exécution, un juge de paix devra encore descendre sur les lieux et fixer le prix de la vente forcée. Contrairement à la commune, ce juge n’est pas limité par l’évaluation de l’indemnisation. Le montant pourrait donc encore changer et tant la commune que les propriétaires pourront alors contester le prix fixé devant la justice, mais le transfert de propriété ne pourra plus être remis en cause.
Pour la possibilité de l’attribution d’un logement du projet aux familles expropriées, l’échevin assure que des contacts sont en cours avec les services sociaux mais rappelle que l’attribution de tels logements doit respecter des procédures garantissant l’équité. “Par ailleurs, le projet ne devrait pas voir le jour avant quatre-cinq ans, nous avons donc encore le temps de chercher des solutions“, conclut-il.
De son côté, Souad envisage désormais de contester l’expropriation devant la justice, mais le tarif des avocats spécialisés en expropriation représente un coût important pour sa famille.
V.d.T.
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Nouvel affaissement de voirie : l’avenue Venizelos à Anderlecht est fermée à la circulation
8 mars, par Maxime Dieu
L’avenue Venizelos, à Anderlecht, est fermée à la circulation à cause d’un affaissement de voirie.
Un nouvel affaissement de voirie s’est produit, cette fois, à Anderlecht sur l’avenue Venizelos. Les images qui nous parviennent montrent un large gouffre dans la voirie. “La rue a été fermée ce matin. Nos équipes sont venues sur place“, nous confirme Saar Vanderplaetsen, porte-parole de Vivaqua. L’affaissement est, visiblement, lié à une fuite sur un raccordement à l’eau potable. “Les ouvriers sont en train de réparer.”
Toutefois, les ouvriers se sont aperçus d’un autre potentiel problème à cet endroit : “Ils ont aussi vu qu’il y avait de la terre dans l’égout, ce qui pourrait être un problème. Nous allons continuer les inspections. Il faudra curer l’égout pour dégager la terre, comprendre d’où elle vient et, le cas échéant, procéder à des travaux“, explique la porte-parole qui n’était pas en mesure de dire combien de temps la rue restera fermée. “Il est trop tôt pour dire quels travaux seront nécessaires“.
Ces problèmes n’ont pas d’impact pour les riverains, les égouts fonctionnant normalement.
► Voir aussi | Affaissements de voiries à répétition à Bruxelles : que se passe-t-il? “Il y a eu un sous-financement chronique”
La rédaction – Photo : Caravaggio
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Des passants sauvent une personne du canal à Anderlecht
6 mars, par Jimmy Foucault
Trois passants ont sauvé une personne qui se trouvait dans le canal de Bruxelles vendredi matin à Anderlecht, à proximité de la station de métro Delacroix, ont indiqué les pompiers. La victime et un passant ont dû être transportés à l’hôpital.
“Vers 10h10, nos services ont été appelés pour une personne dans le canal au quai Fernand Demets, à hauteur de la station de métro Delacroix”, a indiqué le porte-parole des pompiers Walter Derieuw. “Trois passants se sont portés à son secours et l’ont sortie de l’eau. La victime initiale et un passant ont été évacués vers l’hôpital.”Les circonstances de l’incident restent à déterminer.Jeudi, une autre personne avait été sortie du canal, à Molenbeek-Saint-Jean, par un policier.
Belga
Image : Google Street View