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Chaussée de Mons : une nouvelle concertation débute lundi
21 novembre 2025, par Jimmy Foucault
Les près de 300 personnes réunies lors du conseil communal d’hier n’ont pas ménagé le bourgmestre Fabrice Cumps.
La veille déjà, des dégradations avaient été commises sur un engin de chantier. En cause : le démarrage des travaux de réaménagement de la chaussée de Mons, qui provoquent d’importants embouteillages et une forte colère chez de nombreux habitants.
À lire aussi : Grue détruite, barrières jetées sur une piste cyclable : le chantier de la chaussée de Mons vandalisé
Le projet, décidé par la Région bruxelloise en 2023, ravive les tensions déjà observées lors du plan Good Move.
Gaëtan Van Goidsenhoven, président du conseil communal d’Anderlecht (MR), évoque l’urgence de la situation : “Aujourd’hui, il faut répondre à l’urgence. On a vu la catastrophe ces derniers jours, il faut y remédier.”
Mais il insiste aussi sur un enjeu plus profond : “On ne peut pas revivre le traumatisme de Good Move. Ce projet doit être construit avec la population, d’autant qu’il durera au minimum trois ans.”En 2023, une interpellation citoyenne avait pourtant recueilli près de 3 000 signatures pour demander une véritable écoute des habitants. Un signal qui, selon plusieurs élus, n’a pas été suffisamment pris en compte.
Le projet prévoit le réaménagement de la chaussée de Mons ainsi que des squares Albert Ier et Vandervelde. Plusieurs formations politiques — Les Engagés, le MR et l’échevin PS Lotfi Mostefa — demandent aujourd’hui une révision du projet, contrairement au bourgmestre Fabrice Cumps.
Un élu relativise cependant l’idée de tensions internes : “Je ne pense pas qu’il y ait un problème, mais nous devons reconnaître une réalité nouvelle : les grands projets urbains ne peuvent plus se faire sans les habitants et les commerçants. La démocratie verticale n’existe plus.” affirme Gaëtan Van Goidsenhoven.
À terme, une portion de la chaussée de Mons doit être mise à sens unique afin d’élargir l’espace dédié aux cyclistes et à la végétation. La Région, qui dit rester en dialogue avec la commune, se montre ouverte à des ajustements : “S’il y a des améliorations possibles, nous sommes prêts à les examiner. Mais ce projet va ajouter des espaces verts et renforcer la sécurité routière. C’est l’un des endroits les plus dangereux de la région, on y a perdu des vies.” lance Elke Van den Brandt, ministre de la Mobilité (Groen).
Un groupe de travail réunissant la commune et la Région sera mis en place dès lundi. Objectif : entendre les besoins des habitants et tenter de calmer les tensions autour d’un chantier qui, une fois encore, illustre la sensibilité des projets de mobilité à Bruxelles.
■ Reportage de Vanessa Lhuillier, Yannick Vangansbeek et Manu Carpiaux
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Chantier chaussée de Mons : le bourgmestre Fabrice Cumps annonce une réunion lundi
21 novembre 2025, par Anaïs Corbin
À l’issue du conseil communal de ce jeudi soir à Anderlecht, le bourgmestre Fabrice Cumps plaide pour relancer le dialogue sur le chantier de Cureghem, chaussée de Mons, avec une réunion lundi. Les riverains associent ce chantier à un nouveau plan Goodmove, ils se mobilisent depuis lundi.
« Je veux du concret ». C’est par ces mots que le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps, tente de calmer la tempête autour du réaménagement de la chaussée de Mons. Il le répète : le chantier fait polémique, mais la commune ne peut pas l’arrêter. C’est un projet régional, sur une voirie régionale, avec un permis régional.
Et s’il avait donné un avis favorable, c’était uniquement parce que le chantier est jugé indispensable : égouts dégradés, rails du tram en fin de vie, et un pont du canal coincé dans un aménagement provisoire depuis huit ans.
Mais Fabrice Cumps reconnaît aussi trois gros problèmes : des mesures d’accompagnement insuffisantes, un sens unique prévu qui risque de bloquer tout le quartier et une réduction massive du stationnement.
Il annonce donc avoir rencontré la ministre : un nouveau plan de circulation doit être mis en place pendant les travaux, et les discussions avec la Région vont reprendre sur les deux points les plus sensibles : flux de circulation et stationnement. Avec une conviction : la chaussée de Mons doit rester à double sens.
Une explication qui ne calme pas la colère des habitants
Hier soir, plus de 150 habitants étaient rassemblés devant le conseil communal pour réclamer l’arrêt du chantier. La majorité s’est déchirée. Plusieurs élus – du MR, des Engagés, et même du PS – ont demandé une suspension immédiate. Mais le bourgmestre refuse, expliquant qu’une suspension coûterait 200.000 euros par mois. En clair : Le bourgmestre veut poursuivre la première phase, la moins contestée, et renégocier le reste avec la Région.
La tension est montée d’un cran après deux nuits de vandalisme : barrières jetées dans le canal, panneaux arrachés, une grue endommagée. Bruxelles Mobilité a porté plainte : elle constate des dizaines de milliers d’euros de dégâts.
Pour rappel, le chantier doit durer deux ans et demi : avec un sens unique partiel de la chaussée de Mons, des pistes cyclables le long du canal et la fermeture de certaines voiries.
Pas de suspension, donc… mais la promesse d’une concertation rapide entre habitants, techniciens, commune et Région.
■ Les explications d’Anaïs Corbin dans Bonjour Bruxelles
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Anderlecht : rassemblement contre le réaménagement de la chaussée de Mons
20 novembre 2025, par Emma Druelles
À Anderlecht, les travaux menés sur la Chaussée de Mons continuent de provoquer la colère des habitants. Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran : du mobilier urbain, et même une grue, ont été dégradés.
Ce jeudi soir, environ 150 riverains se sont rassemblés place du Conseil, juste avant la réunion du conseil communal, pour demander une réaction politique claire.Parmi eux, Fouad El Abbouti, membre de plusieurs comités de quartier : “Nous attendons du conseil une suspension du chantier. En 2023, une interpellation citoyenne avec 3 000 signatures avait déjà demandé qu’on écoute les habitants. Depuis, aucun suivi”, regrette-t-il.
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Selon lui, la commune ne peut plus se retrancher derrière le fait qu’il s’agit d’un chantier régional : “La commune a donné un avis favorable, mais sous conditions, notamment sur la suppression de des places de stationnement, et ces conditions n’ont pas été respectées”
Le conseil communal est appelé à apporter des réponses alors que le climat se tend autour de ce chantier emblématique.
■ Duplex de Jim Moskovics
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Grue détruite, barrières jetées sur une piste cyclable : le chantier de la chaussée de Mons vandalisé
20 novembre 2025, par Vincent Schmitz
Blocs de béton, barrières de sécurité, panneaux de signalisation et une grue: le chantier de la chaussée de Mons à Anderlecht a été la cible de nombreuses dégradations cette nuit. La veille déjà, des riverains avaient retiré des barrières bloquant l’accès à l’avenue Raymond Vander Bruggen.
Un vaste chantier de réaménagement a débuté ce lundi sur un tronçon de la chaussée de Mons, dans le quartier de Cureghem. Porté par Bruxelles Mobilité, le projet vise à transformer les abords des squares Albert Ier et Vandervelde. Des travaux qui font face à une forte opposition. Dans la nuit de mardi à mercredi, des habitants avaient retiré les barrières de signalisation pour rouvrir la circulation, et cette nuit, les opposants sont allés un cran plus loin, rapporte Bruzz.
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Une grue a été vandalisée, un bloc de béton de quatre mètres de long a été endommagé et toute la signalisation a été jetée au sol. Encore plus dangereux, des barrières ont été lancées sur une piste cyclable depuis le pont de Cureghem. “Heureusement, personne ne passait sous le pont à ce moment-là“, a confirmé à Bruzz Inge Paemen, porte-parole de Bruxelles Mobilité, qui précise par ailleurs que l’absence de signalisation met en danger les automobilistes et qu’une plainte a été déposée. Le montant des dégâts s’élèverait à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
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De son côté, le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps (PS), n’a pas souhaité commenté les incidents mais les qualifie de “scandaleux“.
Ce matin sur notre antenne, le président du conseil communal d’Anderlecht Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), affirmait que les “riverains ont raison de s’inquiéter, c’est un projet qui a d’énormes conséquences en terme de mobilité“. “Au travers de certains travaux indispensables, il y a aussi une volonté de bouleversement qui, sans doute, aurait dû être concertée, et qui ne l’a pas été” avant d’ajouter “entendre les inquiétudes mais il faut pouvoir ouvrir des pistes de solutions. Il faut ramener la Région autour de la table et impliquer les habitants et les commerçants. Et pouvoir modifier certains aspects du plan.”
Une forte mobilisation citoyenne est attendue ce soir lors du conseil communal, où le sujet doit être débattu.
► Reportage | Anderlecht : le réaménagement de la chaussée de Mons divise
BX1 – Images Bruzz
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Gaëtan Van Goidsenhoven sur le chantier de la chaussée de Mons : “Une volonté de bouleversement non concertée”
20 novembre 2025, par Bryan Mommart
Le président du conseil communal d’Anderlecht, Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), était l’invité de Bonjour Bruxelles ce matin. Il est revenu sur le vaste chantier de réaménagement de la chaussée de Mons et du quartier de Cureghem, entamé lundi et déjà source de vives tensions dans le quartier.
Les riverains, excédés par la mise en place de déviations et d’embouteillages, ont même retiré certaines barrières bloquant l’accès à l’avenue Raymond Vander Bruggen. Une forte mobilisation citoyenne est attendue ce soir lors du conseil communal, où le sujet doit être débattu.
“Les égouts, il faut évidemment les rénover, personne ne le conteste”, reconnaît Gaëtan Van Goidsenhoven. “Mais au travers de certains travaux indispensables, il y a aussi une volonté de bouleversement qui, sans doute, aurait dû être concertée, et qui ne l’a pas été.”
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L’élu pointe notamment le manque de concertation autour des aménagements qui modifient profondément la circulation et l’espace public. “Ceux qui redéfinissent unilatéralement l’espace public posent problème. C’est bien gentil de faire des piétonniers, mais est-ce que tout cela a été réfléchi par rapport à la situation anderlechtoise, en termes de sécurité, de dynamisme économique et d’accessibilité ?”
Le chantier de la chaussée de Mons doit durer plus de deux ans et demi. Il prévoit une mise à sens unique de plusieurs tronçons, la création de pistes cyclables et d’espaces verts.
Mais dans un quartier déjà marqué par les crispations liées au plan Good Move, les habitants craignent une nouvelle fracture entre autorités et citoyens.■ Interview de Gaëtan Van Goidsenhoven au micro de Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles