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Pages "taguées" Anderlecht sur BX1, télé régionale bruxelloise francophone
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Anderlecht : une voiture percute une maison
16 juin, par Julien Cambier
Lundi soir, une voiture a percuté une maison en effectuant une marche arrière, rue Van Soust à Anderlecht.
“Vers 18h15, une voiture a percuté la vitrine d’un magasin en faisant marche arrière lors d’une manœuvre de stationnement. Le bâtiment était autrefois un commerce, mais il sert maintenant d’habitation“, a rapporté Walter Derieuw, porte-parole des pompiers de Bruxelles.
Aucun blessé n’est à déplorer et la stabilité du bâtiment n’a pas été compromise par l’accident. La conductrice explique la collision par un dysfonctionnement technique de sa voiture électrique. Les pompiers sont arrivés sur les lieux pour sécuriser la zone de l’accident et enlever les éclats de verre.
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Décès d’Otmane Souieh : personne n’est intervenu pour aider la victime, confirme un témoin
16 juin, par Julien Cambier
Un employé de l’établissement de paris sportifs a confirmé mardi à la cour d’assises de Bruxelles que “personne n’était intervenu” pour aider Otmane Souieh lorsqu’il a été agressé sur le trottoir de la rue de Fiennes, à Anderlecht, durant l’après-midi du 10 août 2023, soit quelques heures avant son décès.
Le jour des faits, ce témoin est intervenu entre la victime et les agresseurs, mais les autres hommes présents lors des scènes de violence n’ont pas agi. Les images provenant des caméras de surveillance vont dans le sens de ce récit. Le témoin affirme avoir reproché par la suite ce manque de réactivité aux habitués de l’établissement de paris sportifs.
►Lire aussi | Décès d’Otmane Souieh : le médecin légiste confirme que les multiples coups ont mené au décès de la victime
“Si tout le monde était intervenu, Otmane serait encore en vie aujourd’hui“, a-t-il affirmé mardi. Il regrette ne pas avoir “emmené de force” la victime, pour l’extraire du conflit avec Mohammad Ahmadi et Norddin Mousati, les deux premiers accusés du procès. Le témoin affirme aussi avoir reproché au troisième accusé, Yassine Hourra, de ne pas être intervenu pour aider son ami. Ce dernier lui aurait répondu qu’il ne faisait “que 40 kg” et ne faisait pas le poids face aux autres hommes.
Ce témoin connaissait tant la victime que les trois accusés de ce procès d’assises. Ils étaient soit des clients de l’établissement de paris sportifs, soit des personnes fréquentant la rue de Fiennes et le quartier Cureghem.
Un autre témoin entendu mardi matin a confirmé “ne pas avoir parlé” à Otmane Souieh, alors qu’il avait vu que ce dernier “n’allait pas bien” et “avait déjà subi des coups“.
Otmane Souieh, reconnu par ce témoin comme une personne vulnérable en besoin d’aide et de logement, n’avait plus accepté d’être logé chez ce témoin, dans les jours qui ont précédé son agression et son décès. “Il ne voulait pas, c’est son choix et voilà“, a souligné cet homme entendu mardi. S’il a vu que l’état physique d’Otmane Souieh “se dégradait“, il n’est pas non plus intervenu sur le trottoir pour aider celui qu’il avait déjà hébergé.►Lire aussi | Procès de la mort d’Otmane Souieh : le frère d’un accusé évoque un possible aveu
“Si je cherche à comprendre ce qu’il se passe à chaque fois qu’il y a une embrouille dans le quartier, je ne vais pas m’en sortir“, a déclaré celui qui était adossé à une voiture garée rue de Fiennes, quelques secondes après qu’Otmane Souieh ait été frappé. Les bagarres sont très fréquentes dans ce quartier. “Ça arrive très souvent” que des gens soient frappés sur la voie publique, a répondu ce témoin à la présidente de la cour d’assises.
Mohammad Ahmadi (31), Norddin Mousati (40) et Yassine Hourra (32) doivent répondre de faits de torture, commis entre le 9 et le 11 août 2023 à Bruxelles, ayant entraîné la mort d’Otmane Souieh (32 ans), sans intention de la donner. Otmane Souieh, personne sans papier et originaire du Maroc, était en Belgique depuis 2017. Son père, partie civile au procès, assiste aux débats visant à élucider le décès suspect de son fils.
Mardi, la cour d’assises de Bruxelles écoutait les témoins présents rue de Fiennes, devant l’établissement de paris sportifs qui figure centre des débats, qualifié par un témoin de “casino”. Il s’agit, selon les propos rapportés depuis le début du procès, d’un point de vente de stupéfiants et de violence fréquente à Anderlecht.
Belga
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Propreté à Cureghem : “C’est un puits sans fond, il faut sanctionner davantage”
16 juin, par Vincent Schmitz
Les habitants de Cureghem ont dénoncé dimanche un problème de propreté et la suspension des ramassages le week-end. “Je ne peux pas faire de miracles“, répond Achille Vandyck (MR) échevin de la Propreté à Anderlecht, en promettant un retour des services le week-end et en appelant à davantage de sanctions.
Des habitants du quartier anderlechtois de Cureghem ont érigé dimanche, devant la maison communale, un mur constitué de détritus ramassés dans leurs rues durant la matinée pour dénoncer le problème des déchets auquel le quartier est confronté, qui est en partie lié aux mesures d’économies prises par l’administration communale: les services de propreté ne seront plus actifs le week-end.
► Lire aussi | Anderlecht : des habitants érigent un mur de déchets devant la maison communale pour dénoncer l’insalubrité du quartier Cureghem
“C’était une décision qui a été élaborée avec les services, ce n’est pas un échevin unilatéralement, ni même un collège unilatéralement qui prend ce genre de décision“, réagit ce mardi Achille Vandyck. “Nous sommes dans une situation héritée du passé où nous avons très clairement un manque de personnel, un manque de moyens. Pour être totalement transparent, lorsqu’on nous a proposé de monter en majorité suite aux élections, on ne nous avait jamais dit qu’un budget ordinaire de 24 millions allait être nécessaire pour combler le trou du passé. Nous avons fait des efforts extrêmes pour pouvoir arriver à mettre un budget à l’équilibre en 2025 mais aujourd’hui, ce que nous faisons, c’est que nous colmatons. C’est comme un bateau qui prend l’eau à plusieurs endroits et on est obligés de prendre le bouchon d’un côté pour le mettre de l’autre côté. Mais entre-temps, l’eau continue à rentrer dans le navire par le premier côté.”
Plus on ramasse, plus il y a de déchets
“Il y a un manque d’effectif, mais c’est aussi un puits sans fond“, selon l’échevin MR. “Au plus on ramasse, et plus les gens prennent l’habitude, parce qu’il n’y a pas de sanction de manière transversale et structurelle sur tout le monde. On a quadruplé le nombre de sanctions, on a quintuplé le ramassage avec les petits véhicules, on n’a jamais autant sanctionné, on n’a jamais autant ramassé et pourtant ça ne s’améliore pas. Donc il faut se remettre en question et se dire que la propreté par la propreté, ça ne fonctionnera pas. Donc à nous de voir aujourd’hui quelles sont les fonctions régaliennes telles que la sécurité, de mettre en place des caméras, de mettre en place du contrôle du bâti et de faire en sorte d’améliorer la situation sur le territoire.”
Le week-end dès que possible
“Il y a quelques semaines, la commune a décidé, dans le cadre de ses mesures d’économies, que ses services de propreté ne seraient plus actifs le week-end, alors que ce quartier est coincé entre le Marché du Midi, qui a lieu chaque dimanche, et les Abattoirs d’Anderlecht, ouverts tous les jours”, expliquait dimanche Charlotte Inghels, habitante de Cureghem et l’une des initiatrices de l’action de nettoyage. “Ces lieux génèrent une quantité énorme de déchets, surtout le week-end. L’échevin a dit qu’il ‘espérait’ pouvoir disposer d’une nouvelle équipe d’ici trois mois. Trois mois, c’est après l’été : ça ne peut pas continuer comme ça.”
“Les tournées le week end, c’est malgré nous que nous avons dû, pour l’instant, les enlever afin de ne défavoriser aucun faire aucun quartier“, répond Achille Vandyck. “Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que dès que ce sera possible, nous remettrons en place une équipe du week end. C’est un fait certain parce que les gens méritent d’avoir, même le week-end, des parcs propres. On parle toujours de Cureghem, mais il y a énormément de parcs. On a une commune excessivement verte, donc les gens vont faire des pique-niques, se promènent dans les parcs, mais ces corbeilles ne sont pas vidées non plus. On a besoin de mettre structurellement en place une équipe le week-end, avec des effectifs qui aujourd’hui ne sont pas là.”
“On me reproche de mettre trois mois à engager. Je rappelle quand même que je ne suis pas l’échevin du Personnel et qu’il y a des règles dans le recrutement“, dit-il encore. “Aujourd’hui, en tant que échevin de la Propreté, avec les moyens actuels, je ne peux pas faire de miracles. Mais n’oublions jamais que la commune de base, elle est propre. La seule chose, c’est qu’elle est salie. Nous devons nous attaquer aux personnes qui la salissent.”
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Foyer anderlechtois : le CA suspend le président Lotfi Mostefa, le PS dénonce des irrégularités
16 juin, par Thomas Dufrane
Le conseil d’administration du Foyer anderlechtois a décidé lundi en début de soirée de suspendre temporairement le l’actuel président Lotfi Mostefa (PS) et de le remplacer par la vice-présidente Marcela Gori (MR).
Celle-ci assurera la présidence ad interim de l’institution, selon un communiqué du CA qui s’est tenu en l’absence des administrateurs socialistes.
Cette décision fait suite aux informations sur “la manière dont le Foyer a été géré ces dernières années”.■Reportage de Marine Hubert et Nicolas ScheenaertsCette mission temporaire a pour seul objectif de “garantir la continuité du fonctionnement du Foyer anderlechtois, la stabilité de sa gouvernance et la poursuite du travail quotidien au service des milliers de locataires et candidats locataires”.
“Dans le contexte actuel, notre responsabilité collective est d’assurer la sérénité de l’institution et de préserver la confiance des locataires. Le Foyer Anderlechtois doit rester pleinement mobilisé sur sa mission première : offrir un logement de qualité et un service exemplaire aux citoyens”, a déclaré Marcela Gori, citée dans le communiqué.
Se disant consciente que la présidence du Foyer anderlechtois revient traditionnellement au groupe socialiste au sein de la majorité communale, Marcela Gori a précisé que son mandat avait vocation à être “transitoire”.
“J’assumerai cette responsabilité avec sérieux et impartialité aussi longtemps que nécessaire afin d’assurer la stabilité de l’institution. Par respect pour les accords de majorité et pour nos partenaires, j’invite les représentants socialistes à proposer dans les meilleurs délais une personnalité capable d’assurer durablement cette fonction”, a-t-elle ajouté.
Marcela Gori a enfin appelé à un climat d’apaisement au sein du Conseil d’administration, la priorité devant être de “restaurer un fonctionnement serein, transparent et efficace dans l’intérêt exclusif des locataires, du personnel et de l’ensemble des citoyens”.Belga -
Décès d’Otmane Souieh : le médecin légiste confirme que les multiples coups ont mené au décès de la victime
15 juin, par Alice Dulczewski
Dans ce procès, Mohammad Ahmadi, Norddin Mousati et Yassine Hourra sont accusés d’avoir soumis Otmane Souieh à la torture les 10 et 11 août 2023 dans le quartier Cureghem à Anderlecht, jusqu’à causer sa mort sans intention de la donner. Les trois accusés se renvoient la responsabilité des coups portés.
Des lésions sur les membres inférieurs et le dos, “typiques de l’utilisation d’un objet comme une matraque ou une barre de fer”, une lésion sur le nez, des hématomes sur la tête aussi, cinq côtes cassées. Le médecin légiste a égrené lundi la longue liste des blessures subies par Otmane Souieh, décédé le 11 août 2023. Devant la cour d’assises de Bruxelles, il a précisé que la cause du décès est la perte de sang majeure dans les muscles, engendrée par la multiplicité des coups, suivie par un choc hémorragique. Le docteur a également évoqué des ecchymoses “un peu linéaires” au niveau des poignets, “qui peuvent évoquer la mise en place de liens”.
► Lire aussi | Trois hommes accusés du décès d’Otmane Souieh, soumis à la torture à Anderlecht, devant la cour d’assises
Le médecin légiste a examiné le corps de la victime à deux reprises, le jour du décès à l’hôpital Saint-Pierre et dans un second temps pour l’autopsie. Alors que le père d’Otmane Souieh avait quitté la salle d’audience à l’annonce de la diffusion d’images difficiles, il a présenté à la cour les résultats de ses observations. La victime présentait notamment des lésions superficielles sur le visage, une oreille tuméfiée et des ecchymoses sur le bras gauche qui font penser à des signes de préemption, à des traces de doigts. Le médecin décrit également de “petites plaies crouteuses”, provoquées par “un objet piquant ou tranchant”, et des lésions très étendues “en rail de tram”, parallèles, sur les membres inférieurs ainsi que sur le dos.
Douleurs de force 8 sur 10
D’après lui, ces traces sont “typiques de l’utilisation d’un objet comme une matraque ou une barre de fer”. Ces lésions profondes ont entraîné des hémorragies “extrêmement importantes” au niveau musculaire, aux cuisses et aux mollets notamment. “Il y a eu tellement de coups que les tissus ont été décollés”, ajoute le médecin. Le cœur pompe alors presque à vide parce qu’il n’y a plus assez de sang.
Il précise que les blessures ont été occasionnées lors d’un processus “plus long que cinq à dix minutes”, qui a pu durer “plusieurs dizaines de minutes” avant le premier arrêt cardiaque. Il n’écarte pas que le calvaire de la victime se soit étendu sur plusieurs heures.
Toutes ces lésions ont entrainé des douleurs “importantes”, de force 8 sur une échelle de 1 à 10 en ce qui concerne les côtes, estime le médecin.
Belga – Photo : Belga