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Anderlecht : cinq armes à feu et plus de 2.000 munitions saisies lors d’une perquisition
11 juin, par Camille Gnonsian
Une perquisition menée début juin à Anderlecht a conduit à la découverte d’un important arsenal.
La police de la zone Bruxelles-Midi a saisi cinq armes à feu et 2.340 munitions lors d’une perquisition menée le 3 juin à Anderlecht dans le cadre d’une enquête pour menaces, a-t-elle indiqué jeudi.
L’opération s’est déroulée dans un logement situé rue Eloy. Les services d’intervention de la zone de police y ont découvert cinq armes à feu de différents calibres ainsi qu’un important stock de munitions. Les policiers ont également saisi le matériel informatique présent sur place. Un suspect a été privé de liberté et mis à la disposition du parquet.
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Selon la police, une juge d’instruction a ensuite inculpé l’intéressé du chef de menaces verbales avec ordre ou sous condition, de détention d’armes prohibées, de détention illégale d’armes à feu soumises à autorisation ainsi que de détention illégale de chargeurs et de munitions pour armes à feu soumises à autorisation. À l’issue de sa comparution devant la magistrate instructrice, le suspect a été placé sous mandat d’arrêt.
La perquisition s’inscrivait dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de faits de menaces. La police n’a pas communiqué davantage de détails sur l’identité du suspect ni sur les circonstances ayant conduit à l’ouverture du dossier.
Belga – Photo : Police zone Bruxelles-Midi
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Keisuke Goto quitte Anderlecht et s’engage avec Fribourg
11 juin, par Camille Gnonsian
L’attaquant japonais quitte définitivement la Belgique pour rejoindre Fribourg, où il découvrira la Bundesliga.
Keisuke Goto a bouclé son transfert vers la Bundesliga. L’attaquant japonais de 21 ans évoluait à Saint-Trond la saison dernière, dans le cadre d’un prêt de son club parent Anderlecht. Il ne reviendra pas en Pro League et prendra la direction de Fribourg, finaliste de la dernière Europa League.
Goto avait débarqué en Belgique en janvier 2024, prêté par son club formateur du Jubilo Iwata. Il avait disputé la seconde partie de saison 2023-2024 avec les espoirs anderlechtois (RSCA Futures), inscrivant six buts et délivrant un assist en quatorze rencontres. En décembre 2024, il avait fini par intégrer le onze de base du RSCA. La saison passée, il a été prêté au STVV, pour lequel il a marqué 13 fois tout en donnant huit passes décisives. Il a permis aux Campinois de se hisser à une troisième place historique en championnat.
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Goto a aujourd’hui choisi l’Allemagne pour poursuivre sa carrière. En Bundesliga, il évoluera avec le SC Fribourg, qui a réalisé un excellent parcours européen la saison passée, ne s’inclinant qu’en finale de l’Europa League contre Aston Villa (0-3). “Fribourg m’avait déjà fait part de son intérêt il y a quelques mois. Depuis le début, j’ai l’impression que ses dirigeants me veulent. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai choisi Fribourg. J’ai aussi regardé quelques rencontres d’Europa League. C’est un grand club pour moi et je suis impatient de débuter la prochaine saison.”
Keisuke Goto retrouvera son compatriote Rihito Yamamoto qui a effectué le même mouvement il y a quelques semaines, passant de Saint-Trond à Fribourg.
Avant de se rendre dans les installations fribourgeoises, Goto va prendre part cet été à la Coupe du Monde avec le Japon, dans un groupe F assez relevé avec les Pays-Bas, la Suède et la Tunisie.
Belga – Photo : RSC Anderlecht
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Commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois : les commissaires désignent deux experts judiciaires et s’informent du mode d’attribution
11 juin, par Bryan Mommart
La commission d’enquête bruxelloise chargée d’examiner le mode de répartition effectif des logements sociaux au sein du Foyer anderlechtois, sur fond de suspicion d’attribution préférentielle, voire de clientélisme, a désigné jeudi deux experts judiciaires externes.
Il s’agit de Damien Holzapfel, expert en droit de la procédure pénale, et de Luc Detroux, expert en droit public.
La commission a par ailleurs auditionné cinq experts-témoins, pour la plupart membres actifs de la Fédération des Sociétés Immobilières de Service Public de la Région-capitale. Ceux-ci sont venus exposer en détail les aspects théoriques du processus réglementaire d’attribution des logements sociaux en Région bruxelloise.
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Voulant mener leurs travaux au pas de charge en se fixant comme point final la date du 21 juillet prochain, les membres de la commission sont volontairement passés par cet exercice car il ne nécessitait pas encore la présence des experts judiciaires qu’ils venaient de désigner.
Ils auront un échange de vue avec ceux-ci lors de leur prochaine réunion prévue lundi prochain.
Composée de quinze membres effectifs et de six membres avec voix consultative et de suppléants, la commission d’enquête, présidée par Bertin Mampaka (MR) a été installée lundi dernier.
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Non sans susciter nombre d’interrogations dans l’opposition, la majorité est apparue divisée quant à l’opportunité de la mise en place d’une telle commission au stade actuel. Au sein de celle-ci, le PS s’est abstenu lors du vote sur l’installation.
La majorité s’est néanmoins accordée sur une chose: les travaux seront menés au pas de charge à raison de plusieurs séances par semaine pour boucler les travaux d’ici le 21 juillet, à moins qu’un nouvel élément significatif à investiguer n’apparaisse lors des futures auditions.
■ Reportage de Claire Vermeulen et Charles Carpreau
Belga – Photo : BX1 -
Trois hommes accusés du décès d’Otmane Souieh, soumis à la torture à Anderlecht, devant la cour d’assises
10 juin, par Vincent Schmitz
La cour d’assises de Bruxelles juge dès ce mercredi les trois hommes accusés d’avoir soumis Otmane Souieh à la torture, jusqu’à provoquer sa mort le 11 août 2023, mais sans intention de la donner, dans un contexte de trafic de drogue à Anderlecht. Le procès des trois accusés Mohammad Ahmadi (31ans), Norddin Mousati (40 ans) et Yassine Hourra (32 ans) devrait s’étendre jusqu’au 22 juin. Dix-huit jurés, effectifs et suppléants, ont été tirés au sort vendredi pour ce procès d’assises, dont une majorité de femmes.
Otmane Souieh est décédé au service des urgences de l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles le 11 août 2023, après plusieurs tentatives de réanimation cardiaque. Vu les nombreuses traces suspectes constatées sur son corps, le parquet a demandé l’ouverture d’une enquête. Le traitement inhumain et délibéré dont a été victime Otmane Souieh s’inscrit dans un contexte de vente de stupéfiants organisé à Anderlecht. Il est question de dettes d’argent entre la victime et les suspects.
Pas de doute sur le lien entre les trois accusés, selon l’avocat général
Le lien entre les trois accusés assis dans le box des accusés de la cour d’assises de Bruxelles ne fait aucun doute, selon l’acte d’accusation lu mercredi matin par l’avocat général. Les caméras de surveillance situées à Anderlecht, dans le quartier de la chaussée de Mons, de la rue des Goujons et de la rue de l’Instruction, ont permis aux enquêteurs d’identifier et d’associer les trois accusés. Ces images, comme la bande son provenant des caméras, montrent clairement un groupe de quatre personnes, victime y compris, qui se rend dans un immeuble de la chaussée de Mons, le 11 août 2023 vers 02H15. Otmane Souieh, une personne sans papier, logeait à cette adresse.
Le SMUR est appelé quelques instants plus tard pour réanimer Otmane Souieh, qui décèdera à 04H11 aux services des urgences de l’hôpital Saint-Pierre. Norddin Mousati s’était présenté aux équipes du SMUR comme un “ami de la victime”, indique l’acte d’accusation. Toujours selon les caméras de surveillance du quartier, les trois accusés étaient déjà présents devant un établissement de paris sportifs d’Anderlecht quelques heures plus tôt, à partir de 14H35 et jusqu’à 16H00, le 10 août 2023. A 17H15, la victime est “directement agressée”, poursuit l’acte d’accusation.
Sur ces images, Norddin Mousati est parfois accompagné d’une chienne. Les enquêteurs ont retrouvé une vidéo dans le téléphone de l’accusé où cette chienne aboie et mord le bras droit d’un homme. Dans cette vidéo, l’accusé prononce le mot “séquestration”. Il encourage sa chienne et mentionne qu’il “veut son argent”.
Les trois accusés se renvoyaient la responsabilité des coups
Les trois accusés sont également des contacts privilégiés dans leurs téléphones respectifs, cite l’acte d’accusation de l’avocat général. Des appels, des tentatives d’appel et des SMS ont été échangés entre les trois accusés à plusieurs dates entre le 10 août et le 23 août 2023. L’acte s’arrête notamment sur un appel entre Mohammad Ahmadi et Norddin Mousati passé le 12 août 2023, juste après l’intervention de la police chez Norddin Mousati, qui avait pris la fuite et se cachait dans la cabane de jardin de son voisin. L’analyse de la téléphonie “suffit également à confirmer les liens entre les trois accusés”, indique l’acte lu mercredi.
Lors de leur dernière confrontation organisée le 8 mai 2025, les trois accusés se renvoyaient la responsabilité des coups portés sur la victime, que l’avocat général qualifie de faits de torture et de traitement délibéré inhumain.
Norddin Mousati a déclaré qu’il était “rentré chez lui se changer” le 11 août 2023, entre 00H59 et 02H14. Il dit avoir retrouvé la victime “mal en point” avec les deux autres accusés.
Mohammad Ahmadi et Yassine Hourra ont, de leur côté, dit avoir retrouvé Norddin Mousati “frappant encore la victime”, alors que les deux autres étaient soit au nightshop, soit occupé à nourrir des chats.
L’autopsie d’Otmane Souieh a révélé des contusions au niveau de la tête, des membres et du tronc. Les coups ont été portés par un objet oblong, entraînant un choc hémorragique. Des ecchymoses aux poignets laissent supposer que la victime a pu être attachée au moyen de liens, reprend l’acte d’accusation.
Les accusés seront entendus pour la première fois par la cour d’assises de Bruxelles sur le déroulé des faits à 14H00, mercredi. Pour l’avocat général, les trois hommes ont participé, comme auteurs ou co-auteurs, à l’infraction de torture qui a causé la mort d’Otmane Souieh, le 11 août 2023 à Bruxelles. Soumettre une personne à la torture est puni d’une peine allant de 10 à 30 ans de réclusion, a-t-il rappelé avant de terminer la lecture du document à charge des trois accusés.
La défense, assurée par trois duos d’avocats, n’a pas remis d’acte de défense.
Avec Belga
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Incendie mortel à Anderlecht : deux nouvelles victimes retrouvées dans les décombres
10 juin, par Maxime Dieu
Le parquet de Bruxelles annonce que deux nouvelles victimes ont été retrouvées dans les décombres de l’entrepôt qui a pris feu samedi à Anderlecht.
“Après l’incendie, quatre personnes avaient été déclarées disparues“, a déclaré le parquet. “Les deux premières victimes ont rapidement été retrouvées. Les deux autres l’ont été après des fouilles plus approfondies des services de secours. L’identification des quatre victimes est encore en cours.”
► Voir notre reportage | Violent incendie à Anderlecht: le parquet confirme la mort de deux personnes et la poursuite des recherches
L’identification des victimes est toujours en cours. Elle s’avère particulièrement difficile “en raison des conditions d’intervention complexes“.
Les investigations sont aussi toujours en cours concernant la cause de l’incendie, qui reste à ce stade indéterminée.
Belga – Photo : Siamu Bruxelles