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Décès d’Otmane Souieh : le médecin légiste confirme que les multiples coups ont mené au décès de la victime
15 juin, par Alice Dulczewski
Dans ce procès, Mohammad Ahmadi, Norddin Mousati et Yassine Hourra sont accusés d’avoir soumis Otmane Souieh à la torture les 10 et 11 août 2023 dans le quartier Cureghem à Anderlecht, jusqu’à causer sa mort sans intention de la donner. Les trois accusés se renvoient la responsabilité des coups portés.
Des lésions sur les membres inférieurs et le dos, “typiques de l’utilisation d’un objet comme une matraque ou une barre de fer”, une lésion sur le nez, des hématomes sur la tête aussi, cinq côtes cassées. Le médecin légiste a égrené lundi la longue liste des blessures subies par Otmane Souieh, décédé le 11 août 2023. Devant la cour d’assises de Bruxelles, il a précisé que la cause du décès est la perte de sang majeure dans les muscles, engendrée par la multiplicité des coups, suivie par un choc hémorragique. Le docteur a également évoqué des ecchymoses “un peu linéaires” au niveau des poignets, “qui peuvent évoquer la mise en place de liens”.
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Le médecin légiste a examiné le corps de la victime à deux reprises, le jour du décès à l’hôpital Saint-Pierre et dans un second temps pour l’autopsie. Alors que le père d’Otmane Souieh avait quitté la salle d’audience à l’annonce de la diffusion d’images difficiles, il a présenté à la cour les résultats de ses observations. La victime présentait notamment des lésions superficielles sur le visage, une oreille tuméfiée et des ecchymoses sur le bras gauche qui font penser à des signes de préemption, à des traces de doigts. Le médecin décrit également de “petites plaies crouteuses”, provoquées par “un objet piquant ou tranchant”, et des lésions très étendues “en rail de tram”, parallèles, sur les membres inférieurs ainsi que sur le dos.
Douleurs de force 8 sur 10
D’après lui, ces traces sont “typiques de l’utilisation d’un objet comme une matraque ou une barre de fer”. Ces lésions profondes ont entraîné des hémorragies “extrêmement importantes” au niveau musculaire, aux cuisses et aux mollets notamment. “Il y a eu tellement de coups que les tissus ont été décollés”, ajoute le médecin. Le cœur pompe alors presque à vide parce qu’il n’y a plus assez de sang.
Il précise que les blessures ont été occasionnées lors d’un processus “plus long que cinq à dix minutes”, qui a pu durer “plusieurs dizaines de minutes” avant le premier arrêt cardiaque. Il n’écarte pas que le calvaire de la victime se soit étendu sur plusieurs heures.
Toutes ces lésions ont entrainé des douleurs “importantes”, de force 8 sur une échelle de 1 à 10 en ce qui concerne les côtes, estime le médecin.
Belga – Photo : Belga
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Anderlecht : des habitants érigent un mur de déchets devant la maison communale pour dénoncer l’insalubrité du quartier Cureghem
14 juin, par Remy Rucquoi
Environ 80 habitants du quartier anderlechtois de Cureghem ont érigé dimanche, devant la maison communale, un mur constitué de détritus ramassés dans leurs rues durant la matinée. Par cette action, les citoyens souhaitaient attirer l’attention sur le problème des déchets auquel le quartier est confronté, qui est en partie lié aux mesures d’économies prises par l’administration communale.
“Il y a quelques semaines, la commune a décidé, dans le cadre de ses mesures d’économies, que ses services de propreté ne seraient plus actifs le week-end, alors que ce quartier est coincé entre le Marché du Midi, qui a lieu chaque dimanche, et les Abattoirs d’Anderlecht, ouverts tous les jours”, explique Charlotte Inghels, habitante de Cureghem et l’une des initiatrices de l’action de nettoyage. “Ces lieux génèrent une quantité énorme de déchets, surtout le week-end.”
Les habitants ont déjà interpellé l’administration communale à ce sujet, mais la réponse qu’ils ont reçue n’était guère engageante, selon Charlotte Inghels. “L’échevin a dit qu’il ‘espérait’ pouvoir disposer d’une nouvelle équipe d’ici trois mois. Trois mois, c’est après l’été : ça ne peut pas continuer comme ça. C’est pourquoi nous avons décidé, il y a deux semaines, de lancer cette action.”
Plusieurs collectifs citoyens, associations et habitants se sont munis de gants, pinces et sacs-poubelle vers 10h30 pour ramasser les ordures qui jonchent leurs trottoirs. Grâce à quatre camionnettes qui faisaient des allers-retours, ils ont réussi à constituer, vers midi, un véritable mur de déchets.“Le quartier est encore loin d’être impeccable et nous sommes conscients que ce ne sera pas la dernière fois, mais cela doit déjà être un signal clair”, poursuit Charlotte Inghels. “Sans les services de propreté de la commune, nous ne pouvons pas faire face à la situation. Il faut un plan d’action clair, adapté à Cureghem. Les économies doivent être adaptées aux besoins et aux défis de chaque quartier, et non appliquées aveuglément à l’ensemble de la commune.”
Les habitants réclament notamment le retour des services de propreté le week-end ainsi qu’un renforcement de ceux-ci en période estivale et lors des pics d’affluence. Ils demandent également davantage de poubelles publiques et des dispositifs de collecte mieux adaptés aux besoins réels du quartier, dans le respect des conditions de travail du personnel. Enfin, ils plaident pour un plan de propreté global, basé sur les constats de terrain et élaboré en concertation avec les habitants, les associations, les écoles, les commerçants, les entreprises et les autorités.
Belga
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Procès de la mort d’Otmane Souieh : le frère d’un accusé évoque un possible aveu
11 juin, par Camille Gnonsian
Au procès de la mort d’Otmane Souieh devant la cour d’assises de Bruxelles, les enquêteurs ont détaillé plusieurs éléments du dossier, entre témoignages familiaux, perquisitions et analyses techniques.
L’équipe d’enquête chargée d’élucider le décès suspect d’Otmane Souieh survenu à Bruxelles le 11 août 2023 a rapporté jeudi matin à la cour d’assises de Bruxelles que le frère de l’accusé Norddin Mousati s’était présenté volontairement au commissariat le 7 septembre 2023 pour dire que son frère avait “commis un truc”.
“Si mon frère est honnête, il dira qu’il s’est passé quelque chose”, a déclaré le frère jumeau de Norddin Mousati aux policiers, près d’un mois après le décès de la victime. Lorsque le frère jumeau se présente au commissariat, Norddin Mousati n’est pas encore localisé. Il était “signalé à arrêter” depuis le 14 août 2023.
Lorsque les enquêteurs ont entendu le jumeau, ils avaient déjà mené deux perquisitions au domicile des parents des frères Mousati. Les analyses ont révélé des larges traces de sang sur le sol de la salle de bain, nettoyées par la suite. Des empreintes de pattes de chien sont aussi repérées parmi les traces de sang. La police a par ailleurs trouvé un rideau (type tenture) et une chaussette chez l’accusé, positives à l’analyse de traces de sang humain.
L’origine du sang dans la salle de bain est compliquée à déterminer. Il pourrait s’agir des conséquences de la blessure d’un policier, mordu à sang par la chienne de l’accusé lors de la première perquisition du 11 août 2023. L’officier de police, qui a bénéficié de premiers secours sur le lieu de la perquisition, n’était pas présent à l’audience jeudi pour éclairer la cour sur ce point.
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Recherché, Norddin Mousati s’est finalement présenté à la police le 25 septembre 2023, en présence d’un avocat — un autre que les deux avocats qui le conseillent aujourd’hui. Entendu par le juge d’instruction, Norddin Mousati a livré deux versions différentes des faits. Dans sa deuxième version, Norddin Mousati a affirmé que Mohammad Ahmadi avait frappé la victime et qu’il avait mis une caution de 500 euros sur la tête d’Otmane Souieh, qui “travaillait” pour lui dans le commerce de stupéfiants.
Norddin Mousati a modifié ses propos après avoir été confronté aux déclarations de Mohammad Ahmadi, ont précisé les enquêteurs jeudi aux jurés d’assises. Mohammad Ahmadi accusait Norddin Mousati d’avoir frappé Otmane Souieh les 10 et 11 août 2023.
Mohammad Ahmadi avait été placé sous mandat d’arrêt le 30 août du chef de torture ayant entraîné la mort d’Otmane Souhied (32 ans), sans intention de la donner. Il est l’un des trois accusés du procès d’assises ouvert le 5 juin à Bruxelles pour traitement inhumain délibéré.
A la suite de son interrogatoire du 25 septembre 2023, Norddin Mousati a été placé sous mandat d’arrêt du chef de meurtre, dans un premier temps. L’accusation a ensuite été requalifiée en torture sans intention de donner la mort.
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Le troisième accusé du procès, Yassine Hourra, a lui fait l’objet de poursuites plus tardives. Alors qu’il avait été écarté de l’enquête par le juge d’instruction, il a finalement été réentendu comme suspect suite aux déclarations évolutives de Norddin Mousati.
Les trois accusés seront assis côte à côte dans le box des accusés jusqu’à la clôture de ce procès, prévue le 23 juin.
Belga – Photo : Belga Image
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Anderlecht : cinq armes à feu et plus de 2.000 munitions saisies lors d’une perquisition
11 juin, par Camille Gnonsian
Une perquisition menée début juin à Anderlecht a conduit à la découverte d’un important arsenal.
La police de la zone Bruxelles-Midi a saisi cinq armes à feu et 2.340 munitions lors d’une perquisition menée le 3 juin à Anderlecht dans le cadre d’une enquête pour menaces, a-t-elle indiqué jeudi.
L’opération s’est déroulée dans un logement situé rue Eloy. Les services d’intervention de la zone de police y ont découvert cinq armes à feu de différents calibres ainsi qu’un important stock de munitions. Les policiers ont également saisi le matériel informatique présent sur place. Un suspect a été privé de liberté et mis à la disposition du parquet.
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Selon la police, une juge d’instruction a ensuite inculpé l’intéressé du chef de menaces verbales avec ordre ou sous condition, de détention d’armes prohibées, de détention illégale d’armes à feu soumises à autorisation ainsi que de détention illégale de chargeurs et de munitions pour armes à feu soumises à autorisation. À l’issue de sa comparution devant la magistrate instructrice, le suspect a été placé sous mandat d’arrêt.
La perquisition s’inscrivait dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de faits de menaces. La police n’a pas communiqué davantage de détails sur l’identité du suspect ni sur les circonstances ayant conduit à l’ouverture du dossier.
Belga – Photo : Police zone Bruxelles-Midi
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Keisuke Goto quitte Anderlecht et s’engage avec Fribourg
11 juin, par Camille Gnonsian
L’attaquant japonais quitte définitivement la Belgique pour rejoindre Fribourg, où il découvrira la Bundesliga.
Keisuke Goto a bouclé son transfert vers la Bundesliga. L’attaquant japonais de 21 ans évoluait à Saint-Trond la saison dernière, dans le cadre d’un prêt de son club parent Anderlecht. Il ne reviendra pas en Pro League et prendra la direction de Fribourg, finaliste de la dernière Europa League.
Goto avait débarqué en Belgique en janvier 2024, prêté par son club formateur du Jubilo Iwata. Il avait disputé la seconde partie de saison 2023-2024 avec les espoirs anderlechtois (RSCA Futures), inscrivant six buts et délivrant un assist en quatorze rencontres. En décembre 2024, il avait fini par intégrer le onze de base du RSCA. La saison passée, il a été prêté au STVV, pour lequel il a marqué 13 fois tout en donnant huit passes décisives. Il a permis aux Campinois de se hisser à une troisième place historique en championnat.
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Goto a aujourd’hui choisi l’Allemagne pour poursuivre sa carrière. En Bundesliga, il évoluera avec le SC Fribourg, qui a réalisé un excellent parcours européen la saison passée, ne s’inclinant qu’en finale de l’Europa League contre Aston Villa (0-3). “Fribourg m’avait déjà fait part de son intérêt il y a quelques mois. Depuis le début, j’ai l’impression que ses dirigeants me veulent. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai choisi Fribourg. J’ai aussi regardé quelques rencontres d’Europa League. C’est un grand club pour moi et je suis impatient de débuter la prochaine saison.”
Keisuke Goto retrouvera son compatriote Rihito Yamamoto qui a effectué le même mouvement il y a quelques semaines, passant de Saint-Trond à Fribourg.
Avant de se rendre dans les installations fribourgeoises, Goto va prendre part cet été à la Coupe du Monde avec le Japon, dans un groupe F assez relevé avec les Pays-Bas, la Suède et la Tunisie.
Belga – Photo : RSC Anderlecht