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Anderlecht : quarante policiers mobilisés pour sécuriser les quartiers d’Aumale et Cureghem
25 mai, par Maxime Dieu
La zone de police Midi concentre désormais quarante policiers uniquement dans les quartiers anderlechtois d’Aumale et Cureghem. Le dispositif est en place depuis le week-end du 16 mai, comme l’explique la Dernière Heure.
L’objectif est d’assurer une présence de 7h du matin au début de la nuit, face aux problèmes liés au trafic de stupéfiants.
Il s’agit, selon le bourgmestre Fabrice Cumps interrogé par nos confrères, d’une “nouvelle approche opérationnelle” qui consiste à concentrer temporairement, mais massivement, des effectifs dans des zones ciblées, “pour observer les dynamiques en présence et les interactions entre les suspects et intervenir rapidement avec le procureur du Roi.” Ces policiers pourraient, à un moment donné, être mobilisés dans d’autres quartiers.
Le dispositif est voué à rester en place “le plus longtemps possible”. La commune assure qu’il s’agit d’équipes actives en matière de prévention et que l’effectif de la police secours n’est pas déforcé. Des opérations sont aussi menées avec la police fédérale et la Stib, notamment dans les stations de métro.
La rédaction – Photo : Belga Image
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“Ce n’est pas en suspendant le président qu’on réglera les problèmes” : la polémique autour du Foyer anderlechtois divise
22 mai, par Jamila Saidi M'rabet
Après les révélations de l’émission PANO sur la VRT concernant de possibles pratiques clientélistes au sein du Foyer Anderlechtois, Marcela Gori, vice-présidente du Foyer Anderlechtois (MR) et Patricia Polanco, cheffe de groupe au conseil communal d’Anderlecht (PTB) étaient les invités du débat de ce vendredi soir dans Bonsoir Bruxelles. Entre accusations, appels à une commission d’enquête et mise en cause de la direction générale, le dossier prend une ampleur de plus en plus politique.
Depuis la diffusion du reportage de l’émission flamande PANO, plusieurs enquêtes ont été ouvertes autour de possibles interventions politiques dans l’attribution de logements sociaux. En ligne de mire : le président du Foyer anderlechtois, Lotfi Mostefa, accusé d’avoir favorisé certains dossiers et exercé des pressions sur l’administration.
Invitées sur le plateau de Bonsoir Bruxelles, Marcela Gori (MR), vice-présidente du Foyer Anderlechtois, et Patricia Polanco (PTB), cheffe de groupe PTB au conseil communal d’Anderlecht, ont livré deux lectures très différentes de la crise.
Pour Marcela Gori, le fonctionnement interne de l’institution pose question depuis longtemps. Elle affirme avoir été écartée de la gestion quotidienne malgré son statut de vice-présidente : “Je suis vice-présidente de cette institution et je vais vous donner quelques exemples qui vont paraître risibles pour certains mais qui prouvent certaines choses. Jusqu’au début de cette année, avant que je fasse des sorties médiatiques, ce qu’on disait au Foyer Anderlechtois, c’est qu’il n’y a pas de vice-président. Je n’ai même pas de badge et je ne peux pas rentrer dans les locaux du foyer sans avoir un rendez-vous avec le président ou le directeur“.
La vice-présidente du Foyer estime toutefois que le reportage de PANO n’a pas suffisamment interrogé le rôle de la direction générale de l’institution. Selon elle, les administrateurs votaient sur des dossiers présentés comme conformes. “Le bourgmestre Fabrice Cumps disait que ce n’était pas possible que le président prenne des décisions tout seul et effectivement, à partir du moment où le point arrive sur le bureau du délégué ou du conseil d’administration, nous, on a en face de nous un dossier qui nous paraît légal. Par contre, ce qu’on a vu dans le reportage, c’est que le président triait les demandes, mais ça, c’est impossible à vérifier” explique-t-elle.
Face à elle, Patricia Polanco a défendu la demande d’une commission d’enquête parlementaire, portée notamment par le PTB, Ecolo et DéFI. Pour la conseillère communale anderlechtoise, les révélations dépassent largement le cas individuel de Lotfi Mostefa : “Sur base du reportage de PANO, je trouve qu’il y a des choses scandaleuses et inacceptables et c’est la raison pour laquelle on demande une commission d’enquête“, affirme-t-elle.
“Notre priorité, c’est de défendre le logement social”
La cheffe de groupe PTB critique aussi la position du MR, qui refuse jusqu’ici une commission d’enquête en urgence au Parlement régional : “La question que je me pose d’abord, c’est la réaction du MR face à la commission d’enquête qu’ils n’ont pas votée au niveau régional. Au niveau communal, on dit qu’il faut réagir, mais pour moi, il n’y a aucun intérêt à défendre Lotfi. Notre priorité, c’est de défendre le logement social”.
Selon elle, suspendre le président du Foyer ne suffira pas à répondre aux dysfonctionnements dénoncés : “Ce n’est pas en suspendant le président qu’on va résoudre ces problèmes. C’est vraiment avec une commission d’enquête qu’on pourra voir les problèmes structurels qu’il y a derrière” conclut-elle.
Des appels à des sanctions
Le dossier prend désormais une tournure judiciaire et politique. Après trois enquêtes déjà en cours, une quatrième investigation a été ouverte à la suite du reportage de PANO, notamment via l’Office central pour la répression de la corruption.
Dans la majorité régionale, les positions restent divisées. Certains plaident pour une vaste enquête sur l’ensemble du logement social bruxellois, tandis que d’autres souhaitent limiter le débat à une commission parlementaire ordinaire.
Au niveau communal, de nombreux mandataires demandent également l’écartement temporaire de Lotfi Mostefa pendant la durée des enquêtes ainsi qu’une mise sous tutelle renforcée du Foyer Anderlechtois.
Ce vendredi soir, l‘urgence a été rejeté lors de la séance plénière au Parlement régional et les débats reprendront le 1er juin.
► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 18h20 à 19h
■ Une interview de Marcela Gori et Patricia Polanco au micro de Fabrice Grosfilley et Jamila Saidi M’Rabet dans Bonsoir Bruxelles
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CPAS d’Anderlecht : la ministre se constitue formellement partie civile
22 mai, par Jimmy Foucault
En novembre 2024, un reportage du magazine Pano, sur la VRT, mettait en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein du CPAS d’Anderlecht, accusé notamment d’accorder des allocations sans vérification sur le terrain. Dix-huit mois, des auditions parlementaires et une enquête judiciaire plus tard, l’auditorat du travail a finalement requis un non-lieu dans cette affaire, faute de preuves suffisantes.
C’est ce qu’a indiqué jeudi à la Chambre la ministre en charge de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt (N-VA). “Mais notre avocat nous conseille de nous constituer partie civile et de demander des devoirs d’instruction complémentaires. Je suivrai ce conseil“, a-t-elle ajouté.
“Je suis consternée que l’on demande le non-lieu dans cette affaire, alors que notre avocat constate que plusieurs devoirs d’enquête évidents n’ont pas été accomplis. Des figures clés n’auraient même pas été entendues. C’est pour le moins choquant. D’autant plus que ces mêmes personnes se retrouvent ces derniers jours à nouveau au cœur de la tempête à la suite d’un nouveau reportage de Pano sur le clientélisme au sein du Foyer anderlechtois“, a commenté la ministre.
“Il s’agit ici d’une fraude potentielle aux fonds publics et de la confiance dans notre système social. Ce dossier ne peut pas être balayé sous le tapis comme ça. C’est pourquoi, suivant les conseils de notre avocat, je me constitue formellement partie civile et je demande des mesures d’enquête supplémentaires“, a-t-elle ajouté.
Le mois dernier, l’ex-président du CPAS anderlechtois Mustapha Akouz (PS) avait déjà adressé une mise en demeure au député Anders Vincent Van Quickenborne lui réclamant 5.000 euros de dommages et intérêts et lui demandant de publier des excuses publiques pour des propos “gravement attentatoires à sa réputation” à la suite du reportage de Pano.
Belga
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Foyer Anderlechtois : “Je suis surpris qu’on reproche à Lotfi Mostefa d’être trop impliqué”
22 mai, par Vincent Schmitz
Lotfi Mostefa a gardé le silence mais le bourgmestre d’Anderlecht Fabrice Cumps (PS) a pris la parole jeudi soir en conseil communal, en réponse à plusieurs questions des élus communaux après la diffusion de l’émission “Pano” de la VRT sur le Foyer Anderlechtois. Il a rappelé la présomption d’innocence et s’est étonné qu’on reproche à Lofti Mostefa “une trop grande implication”, insistant sur le contexte des messages diffusés dans le reportage sur le Foyer Anderlechtois.
D’après le reportage de l’émission “Pano”, le président de la société de logements sociaux et l’échevin du Logement à Anderlecht, Lotfi Mostefa, exercerait une influence personnelle sur l’attribution des logements sociaux. Les journalistes ont eu accès à des centaines de messages, parfois vocaux, qui prouvent que Lotfi Mostefa influence l’attribution des logements sociaux. L’ancien président de la Société du logement de la région de Bruxelles-capitale (SLRB), Safouane Akremi, qui devait contrôler l’attribution des logements, aurait également été impliqué dans l’attribution des logements à Anderlecht.
“Je comprends bien sûr, l’émotion qui est qui est née suite à la diffusion de l’émission“, a commencé le bourgmestre d’Anderlecht devant le conseil communal. “Je comprends l’émotion de tous les citoyens, et en particulier des 60.000 ménages qui sont sur la liste d’attente pour obtenir un logement social, et qui peuvent légitimement penser à la vue de ces images qu’ils ont été traités de manière inéquitable dans l’attribution de leur logement“. Pour lever une part de cette indignation, Fabrice Cumps a ensuite insisté sur le “mécanisme transparent d’attribution des logements sociaux qui est en vigueur dans notre région“. A Anderlecht, 270 logements sociaux ont été attribués en 2025. Sur ce nombre, 250 l’ont été selon la procédure classique, basée sur un nombre de points accordés en fonction notamment de l’ancienneté de la demande. L’ordonnance de la Région bruxelloise qui règle la matière prévoit par ailleurs des dérogations pour les urgences sociales, a rappelé vendredi le bourgmestre socialiste.
“Il ne s’agit pas de dossiers d’attribution, mais de mutation”
Fabrice Cumps a ensuite réaffirmé sa confiance à Lotfi Mostefa.”J’ai eu l’occasion de le dire ici le mois dernier, dans cette même salle, que j’étais surpris d’entendre qu’un mandataire s’implique trop dans l’exercice de son mandat. Parce que c’est effectivement le reproche qui a été fait dans l’audit qui a été mené par la SLRB“. Tant dans cet audit que dans l’émission, on reproche à M. Mostefa d’être trop impliqué dans sa fonction, dit-il. “Dans l’émission, on voit M. Mostefa s’impliquer dans la gestion de dossiers individuels. Il ne s’agit pas de dossiers d’attribution de logements sociaux, mais de mutation d’un logement du foyer anderlechtois vers un autre. Parce que dans cette période de grands travaux que connaît le Foyer, il importe que le transfert d’un logement à un autre se fasse le plus vite possible. C’est pour éviter le vide locatif et faciliter les transferts de par sa connaissance fine du terrain et des profils de locataires qu’il s’est impliqué de la sorte.”
“Des messages audio et WhatsApp ont été diffusés dans le cadre de cette gestion des dossiers. Il est important de les replacer dans leur contexte. Chacun de ces messages a une histoire qui décrit le problème auquel la structure était confrontée dans le cadre de ces mutations.”
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“Le parquet a décidé d’ouvrir une instruction judiciaire. C’est évidemment une bonne chose“, conclut Fabrice Cumps, “parce que ça permettra de définir en toute transparence si certains des comportements qui ont été décrits dans l’émission sont infractionnels ou pas, s’ils sont passibles de poursuites judiciaires ou pas. Il est évident que M. Mostefa se tient à la disposition pleine et entière de la justice et lui donnera accès à tous les documents à la fois, ceux qui ont été diffusés, mais aussi ceux qui en expliquent le contexte. Et quel que soit le caractère interpellant d’une émission, je rappelle à chacun le principe de la présomption d’innocence.”
Sans convaincre les autres partis, partenaires MR de majorité comme opposition, Fabrice Cumps a également précisé que le président du Foyer s’engage à organiser dès la semaine prochaine une réunion extraordinaire du conseil d’administration du Foyer anderlechtois, ouverte à tous les conseillers communaux. Son président s’y expliquera dossier par dossier.
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BX1
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Bernard Clerfayt plaide pour une commission parlementaire sur le Foyer anderlechtois : “Je suis inquiet de la position du MR et des Engagés”
22 mai, par Victor Dethier
Y aura-t-il une commission d’enquête parlementaire sur le Foyer anderlechtois ? Selon Bernard Clerfayt, interrogé dans Bonjour Bruxelles ce vendredi matin, le MR et Les Engagés qui avaient publiquement soutenu l’idée ce jeudi n’auraient pas encore apposé leur signature sur le document qui la demande. “Il semblerait qu’il y ait du rétropédalage, comme s’ils allaient protéger le système du PS à Anderlecht“, déclare le député bruxellois. “Je suis très inquiet de voir si le système PS va l’emporter et va entraîner le MR et Les Engagés dans cette absence de transparence.”
La question doit être tranchée ce vendredi en séance plénière du Parlement bruxellois, mais le MR ne s’y est pas présenté en nombre suffisant. “Il y a un désaccord au sein de la majorité entre ceux qui veulent soutenir cette demande et ceux qui ne le veulent pas“, explique Zakia Khattabi (Ecolo), dont le parti est à l’origine du texte. “Ni les uns ni les autres ne souhaitent donc se prononcer publiquement en faveur ou contre et mettent à mal la séance plénière, c’est un véritable scandale.”
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Pour rappel, le MR et Les Engagés partagent la majorité avec le PS à Anderlecht.
■ Une interview du député bruxellois Bernard Clerfayt (DéFI) au micro de Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles